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Vaincre
le sida
Ces informations sur le VIH est sur le sida
est faite pour que chacun sache comment se transmet
le virus
est comment se protéger.
Le sida est dû à un
virus
Le virus responsable du sida
s' appelle le virus de l'immunodéficience humaine
: VIH.
Lorsqu' il entre dans l' organisme, le VIH attaque
principalement certains globules blancs (les
lymphocytes T4) qui ont
pour fonction de nous défendre contre les maladies.
La maladie sida et l' étape la plus
avancée et
la plus grave d' une infection par le VIH.
L' évolution de l'
infection par le VIH
Après une contamination par le VIH, il peut
se passer plusieurs années avant que des signes
de maladies apparaissent. Mais dès que l’on
sait qu’on est atteint par le virus, il est important
de se faire suivre régulièrement par
un médecin.
En effet, même si aujourd'hui on ne
sait pas guérir le sida, les traitements retardent
considérablement
l' évolution vers la maladie.
Dès qu' on est atteint par le VIH, on peut
transmettre le virus à une autre personne dans
certaines situations, si les précautions nécessaires
ne sont pas prises. La transmission peut avoir lieu
même si la personne atteinte n' a aucun signe
de maladie.
Comment se transmet le VIH ?
Le virus du sida se transmet pendant un rapport
sexuel non protégé ou
lorsque le
sang d' une
personne qui est contaminée par le virus pénètre
dans le corps d' une autre personne qui n' est pas
contaminée.
Lors d' un rapport sexuel sans préservatif
:
-un homme infecté par le virus peut le transmettre à une
femme.
-une femme infectée par le VIH peut le transmettre à un
homme.
-un homme infecté par le VIH peut le transmette à un
autre homme.
Lorsqu' on utilise une seringue et une aiguille
qui ont déjà servi à une
personne atteinte par le VIH :
le sang de la personne infectée
resté dans la seringue et dans l' aiguille peut
pénétrer dans l' organisme. De même,
en cas de blessure accidentelle avec
un objet souillé de
sang contaminé, une contamination peut se produire.
Le virus peut passer d' une femme
enceinte atteinte par le VIH à son enfant pendant
la grossesse et l' accouchement ou après la
naissance si elle allaite son bébé.
Comment éviter d'
être contaminé par
le virus du sida ?
Lors des rapports sexuels
Le préservatif est le seul moyen de se protéger
lors de rapports sexuels.
Les préservatifs s' achètent dans les
pharmacies, les supermarchés, dans certains
bars tabac, dans des distributeurs automatiques.
Si on se sert de seringues et d' aiguilles
-si on est usager de drogues par voie intraveineuse,
il faut utiliser uniquement son matériel personnel
: ne partager ni aiguille, ni seringue, ni cuillère,
ni produit, ni filtre.
-Une seringue ne doit servir
qu 'une fois.
-Les seringues et les aiguilles sont en
vente libre en pharmacie. Le stéribox, trousse de prévention
vendue en pharmacie, contient deux seringues jetables,
le matériel stérile pour la préparation
des injections et un préservatif.
-Certaines
associations distribuent gratuitement aux usagers de
drogue des trousses de prévention.
Le préservatif
Le préservatif protège à la
fois contre l' infection par le VIH et
contre toutes les infections sexuellement transmissibles
(IST).
L' efficacité du préservatif est prouvée à condition
qu'ils soit bien utilisé. N' utilisez que les
préservatifs portant le marquage CE sur
l' emballage. Cette inscription est la preuve de leur
conformité aux
normes de qualité européennes.
Un préservatif ne doit servir qu
'une seule fois. Il est important de bien lire
et de bien
respecter
le mode d'emploi.
En cas d' utilisation de produits ou de médicaments
destinés à être appliqués
sur le pénis ou dans le vagin, vérifiez
auprès d' un pharmacien qu 'ils sont compatibles
avec l' utilisation de préservatifs, c' est-à-dire
qu' il ne risque pas de les abîmer.
Pour que l' utilisation du préservatif devienne
plus rapidement familière et donc plus facile,
il peut être utile d’essayer d' abord tout
seul !
Les lubrifiants
En cas de pénétration anale, l' application
d' un lubrifiant est indispensable afin
de diminuer les risques de rupture du préservatif.
Le lubrifiant doit être appliqué sur le
préservatif
une fois mis en place et sur l' anus.
Il ne faut utiliser comme lubrifiant que des
gels à base
d' eau. Ces gels sont vendus en pharmacie,
par correspondance ou dans certaines grandes surfaces.
Ne pas utiliser des produits gras comme : crèmes
et laits de soins corporels, vaseline, huile de table,
crème et huile solaire, crèmes et huiles
de massage, etc. ces produits abîment le préservatif
et le rendent inefficace.
Mode d' emploi du préservatif
masculin
-ouvrir délicatement l' emballage.
Attention aux coups d’ongles, de dents et d'
objets coupants qui pourraient déchirer le préservatif.
-une goutte de liquide séminal ou de sperme
peut être libéré avant l'éjaculation.
Le préservatif doit donc être placé sur
le sexe en érection avant tout contact :
-avec les organes génitaux féminins,
avec la bouche ou avec l' anus. de la partenaire ou
du partenaire.
-lors de la mise en place, pincer avec
les doigts le réservoir ou l' extrémité du préservatif
pour en chasser l' air.
-dérouler le préservatif aussi
loin que possible sur le sexe. S' il ne se
déroule pas
bien, surtout ne forçait pas ; vous l' avez
peut-être
posé à l' envers ; jetez-le et prenez-en
un autre.
-Retirez vous juste après l'éjaculation,
avant la fin de l' érection, en retenant
le préservatif à la base
du sexe.
-jetez le préservatif usagé à la
poubelle après l' avoir noué.
Les préservatifs doivent être
entreposés
dans un endroit frais et sec, à l' abri de la
lumière directe du soleil.
Accidents et défaillances dans les pratiques
de prévention
Il peut arriver des accidents et des défaillances
dans les pratiques habituelles de prévention
:
-relations sexuelles sans avoir pu utiliser le préservatif,
-rupture du préservatif,
-partage du matériel d' injection lors d' un
usage de drogues,
-piqûre ou coupure accidentelle avec un objet
souillé de sang contaminé.
Il faut alors se rendre le plus tôt
possible et sans dépasser un délai
de 48 heures, dans une consultation de dépistage
ou d' urgence d' un hôpital.
Un médecin examinera avec vous la situation
et vous conseillera. Selon ce que vous savez de votre
partenaire et selon ce qui est s’est passé,
un traitement préventif d'
une durée d' un
mois, destiné à tenter d' éviter qu'
il y ait contamination par le VIH, pourra être
prescrit.
Comment savoir si on est atteint ou non par le virus
du sida ?
Aujourd'hui’hui en peu dépister la présence
du virus du sida dés le 15e jour après
une situation à risque : si les tests de dépistage
pratiqués à ce moment sont positifs,
cela veut dire de façon certaine qu' il y a
eu
contamination par le VIH.
Une prise en charge dans les meilleures conditions
possibles peut alors être immédiatement
proposée.
Par contre, si ces tests ont un résultat négatif,
ce sera seulement trois mois après
la dernière
situation à risque qu' un nouveau test permettra
d' avoir la certitude que l' on n'
est pas atteint par le VIH. En attendant, il faudra
se
protéger
et protéger son, sa où ses partenaires
(s).
La démarche de dépistage
Vous voulez savoir si vous êtes ou non contaminés
par le VIH :
-vous pensez avoir été confrontés à une
situation à risque vous êtes inquiet ;
-vous et votre partenaire vivez une relation stable
et vous voulez abandonner l’utilisation du préservatif
;
-vous envisagez une grossesse.
Dans toutes ces situations, il est important
de consulter au plus vite un médecin.
Celui-ci vous écoutera,
répondra à vos demandes d' information,
vous conseillera et vous prescrira un test
si c' est nécessaire. Si ce test est
pratiqué trois
mois (ou plus) après la dernière situation à risque,
son résultat est certain, qu' il soit positif
ou négatif.
L' organisation du dépistage
Pour faire un dépistage du VIH, vous pouvez
choisir entre diverses possibilités :
-rencontrer un médecin dans une consultation
de dépistage anonyme et gratuit. Il
y en a au moins une dans chaque département.
Vous n' aurez rien à payer.
-consulter votre médecin qui
vous fera, si nécessaire,
l' ordonnance permettant de faire pratiquer un test
dans un laboratoire d' analyses médicales.
-vous rendre dans un centre de planification
familiale,
dans un dispensaire antivénérien, dans
une consultation de protection maternelle et
infantile (PMI) ou dans un hôpital.
Que le résultat du test soit négatif
ou positif, il est important, au moment où il
est remis, de s' entretenir avec un médecin.
Celui-ci est tenu au secret médical.
Tous les soins en rapport avec une infection
par le VIH sont pris en charge à 100 % par
la sécurité sociale
ou par l' aide médicale.
Le dépistage n' est obligatoire en France que
dans les situations suivantes : dons de sang, dons
d' organes, dons de sperme,
dons de lait.
Le dépistage est systématiquement proposé aux
femmes qui envisagent une grossesse ou qui sont enceintes.
Les
consultations de dépistage
anonyme et gratuit (CDAG)
Il existe dans chaque département
une ou plusieurs consultations de dépistage
anonyme et gratuit où on peut, sans prescription
médicale,
dans le respect de l' anonymat et gratuitement, recevoir
des informations et des conseils et bénéficier
si nécessaire d' un test de dépistage.
On peut aussi réaliser un dépistage de
l' hépatite C et de l' hépatite B.
les adresses peuvent également être obtenues
soit par le Minitel 3611 en tapant « sida » dans la
rubrique
« nom » ou « activités » et en précisant le numéro
du département.
Pour tout renseignement contacté sida
info service : 0 800 840 800.
Liste des numéros de téléphone
des consultations de dépistage anonyme et gratuit
(CDAG)
01. Ain
04. 74. 45. 41. 89 Bourg-en-Bresse
04. 74. 73. 10. 86 Oyonnax
04. 50. 40. 38. 16 Gex
07.
Ardèche
04. 75. 20. 20. 73 Privas
04. 75. 35. 60. 22 Aubenas
04. 75. 67. 89. 30 Annonay
26. Drôme
04. 75. 42. 35. 70 Valence
04. 75. 75. 75. 49 Valence
04. 75. 01. 29. 04 Montélimar
04. 75. 70. 82. 66 Romans-sur-Isère
38. Isère
04. 76. 12. 12. 85 Grenoble
04. 74. 31. 50. 31 Vienne
04. 76. 12. 12. 85 Bourg d'Oisans
42. Loire
04. 77. 32. 68. 17 Saint-Étienne
04. 77. 42. 77. 89 Saint-Étienne
04. 77. 44. 31. 08 Roanne
69. Rhône
04. 72. 41. 32. 91 Lyon
04. 78. 42. 29. 26 Lyon
04. 72. 11. 62. 06 Lyon
04. 72. 50. 08. 68 Vénissieux (antenne)
04. 74. 09. 28. 27 Villefranche-sur-Saône
73. Savoie
04. 79. 96. 50. 83 Chambéry
04. 79. 96. 51. 52 Chambéry
04. 79. 96. 51. 72 Chambéry
04. 79. 34. 01. 26 Aix-les-Bains
04. 79. 37. 89. 56 Albertville
04. 79. 59. 93. 88 Saint-Jean de Maurienne
74. Haute-Savoie
04. 50. 88. 33. 71 Annecy
04. 50. 83. 21. 19 Thonon-les-Bains
04. 50. 47. 30. 49 ou 04. 50. 47. 30. 48 Sallanches
04. 50. 87. 48. 27 Ambilly
04. 79. 85. 50. 09 au 04. 79. 33. 96. 00 ou 04. 79.
62. 56. 24 Chambéry
04. 50. 38. 23. 81 Annemasse
Que signifie précisément le résultat
du test ?
Un résultat positif est vérifié,
sans attendre, sur une deuxième prise de sang.
Si ce test et lui aussi positif, cela veut dire que
vous êtes contaminé par le virus du sida.
Vous devrez alors vous faire suivre régulièrement
par un médecin.
Dès qu 'une personne est atteinte par le VIH,
elle peut transmettre le virus, même
si elle ne ressent aucun trouble particulier. Elle
doit donc
que penser à protéger son, sa où ses
partenaire(s) :
-en utilisant systématiquement le préservatif
lors des rapports sexuels
-en ne partageant avec personne son matériel
d' injection, en cas d' usage de drogues par voie intraveineuse.
Un résultat négatif est
certain seulement si 3 mois (ou plus) ont passé depuis
la dernière
situation à risque. Dans ce cas il signifie
que vous n' êtes pas atteint par le virus du sida,
mais il ne témoigna de votre situation qu 'à un
moment donné et ne vous protège
pas de risques futurs de contamination par le VIH.
Vous devrez continuer à vous protéger
en utilisant des préservatifs et/où du
matériel d' injection neuf et stérile
en cas d' usage de drogues par voie intraveineuse.
Pourquoi se faire dépister
le plus vite possible ?
Quand une personne est atteinte par le VIH, les traitements
actuels ne font pas de disparaître l' infection,
mais ils permettent de ralentir fortement
l' évolution
vers la maladie sida. Ils améliorent souvent
considérablement la qualité de vie des
personnes atteintes. Il est donc important de savoir
le plus tôt possible après une situation à risque
de contamination si on est atteint par le VIH, afin
de pouvoir bénéficier d' une prise
en charge médicale.
Quand une femme enceinte est atteinte par le VIH, des
traitements réduisent considérablement
les risques de transmission du virus à l' enfant.
En quoi consistent les traitements contre le VIH ?
Les traitements contre le VIH ont pour objectif de
diminuer la multiplication des virus dans
le corps. Actuellement, ils sont donnés en associant
le plus souvent plusieurs médicaments différents
(multi thérapies). Ces traitements
sont contraignantes car, pour être efficaces,
ils obligent à prendre
chaque jour un grand nombre de médicaments à des
moments très précis. Cependant, il transforme
la vie d' un grand nombre de personnes atteintes par
le VIH, en améliorant considérablement
leur état général.
On « n' attrape»pas le sida
au travail, au café, à l' école...
Le sida n' est pas une maladie comme la grippe ou
la tuberculose. Il ne se transmet pas par des postillons
ou des crachats, ni en serrant la main, ni en mangeant
dans le même plat, ni en buvant dans le même
verre.
-on ne peut pas « l' attraper» en utilisant
des équipements publics : piscine, toilettes,
douches, bains.
-si quelqu'un a été contaminé par
le virus du sida, il ne peut le transmet dans son entourage
que lors de rapports sexuels non protégés
ou par un partage de matériel d' injection en
cas d' usage de drogues par voie intraveineuse.
-les rapports de tendresse (baisers, caresse..) Ne
sont pas contaminants. Le sida n' empêche
pas d' aimer.
Il n'y a pas que le sida
La plu part des infections sexuellement transmissibles
(IST), si elles ne sont pas soignées,
peuvent avoir des conséquences graves sur
la santé,
telle que la stérilité.
Mais
elles peuvent être
traitées et guéries.
L' hépatite B et les IST se transmettent au
moment d' un rapport sexuel non protégé.
L' utilisation du préservatif évite
la contamination.
Les virus des hépatites B et
C peuvent se transmettre également par le sang
:
-notamment chez les usagers de drogues,
par le partage de seringues et du matériel de
préparation
de l' injection. Pour s' en protéger, il faut
utiliser à chaque injection une seringue et
une aiguille neuves. Il ne faut partager ni aiguille,
ni seringue, ni cuillère, ni eau, ni produits,
ni filtre.
-lors d' uneblessure accidentelle avec
un objet souillé de
sang contaminé.
Il existe un vaccin contre l' hépatite B (remboursé partiellement).
Il n' existe pas de vaccin contre l'hépatiteC.
Si vous pensez que vous avez pu être contaminé,
il est important de consulter un médecin le
plus vite possible, en cabinet ou dans un centre antivénérien.
En cas de nécessité, vous pourrez ainsi
bénéficiera pleinement d' un traitement
efficace. Le test de dépistage du virus de l'
hépatite C peut être pratiqué dans
toutes les consultations de dépistage anonyme
et gratuit.
Où s' informer
-dans les consultations de dépistage anonyme
et gratuit (CDAG)voir la liste plus haut
-chez votre médecin généraliste
;
-dans les centres de protection maternelle et infantile
(PMI, consultations prénatales) ;
-dans les centres de planification et d' éducation
familiale ;
-dans les dispensaires antivénériens
;
-lors de consultations de gynécologie ou de
dermatologie ;
-auprès d' association.
Des lignes de téléphone confidentielles
et anonymes pour obtenir des informations :
Sida info service 0 800 840 800 (communication gratuite
- tous les jours, 24 h/24) écoute, soutien,
orientation pour les problèmes ayant trait au
sida.
Sida info droit 0 801 636 636 (coût
d' une communication locale -mardi de 16 h à 22h-
vendredi de 14 h à 18 h) questions juridiques
et sociales liées
au sida.
Fil santé jeune : 0 800 235 236 (communication
gratuite de tous les jours de 8h à minuit) pour
les jeunes de 12 à 25 ans
Drogues alcool tabac info service : 113 (communication
gratuite tous les jours, 24 h /24).
Pour obtenir ou consulter des documents d' information
et de communication sur le sida :
INEPS Institut National de Prévention et déduction
pour la Santé 2rue Auguste Comte. BP 51 -92
174 Vanves cedex
CRIPS Centres Régionaux d’ information
et de Prévention sur le Sida
Rhône-Alpes : 04 78 38 18 17
Document rédigé sous la responsabilité de la direction
général de la santé,ministère de la santé,
de la famille et des personnes handicapées.
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