 |
Samedi 22 Novembre 2008 - 16:13 Bienvenue
sur Gay-rhone-alpes.com
|
|
|
|
Et
toi, les drogues, tu en sais quoi ?
A
l’exception
de l’alcool, du tabac et certains poppers,
tous les autres produits mentionnés
sur cette page sont illicites. Leur détention
et leur usage tombent sous le coup de la loi
du 31 décembre 1970 et l’incitation à l’usage
sous celui de l’article L630.
N’oubliez
pas que l’usage de drogue fait trop
souvent oublier certaines règles de
lucidité et de prudence.
Comportements
Les distinctions de comportement
Les effets, les risques et les dangers des drogues
ou substances spsychoactives varient
suivant les produits et l'usage qu'on en fait.
Les raisons
de consommer diffèrent selon chaque
personne, elles sont liées à son
histoire, à son état
de santé, à son environnement
familial et social.
La consommation de ces produits procure un
plaisir ou un soulagement immédiat, contrôlé ou
non
.
•boire un verre d'alcool pour se détendre,
pour le plaisir de goûter un bon vin,
pour se sentir mieux ou surmonter un moment
douloureux
;
•fumer du tabac pour faire
comme les autres, pour le plaisir de partager
un moment avec d'autres
ou parce qu'on ne peut plus s'arrêter ;
•consommer de l'ecstasy
dans le désir
d'accéder à des sensations extrêmes
;
•consommer abusivement
une substance pour atténuer
une sensation de malaise, rechercher l'oubli
d'une souffrance ou d'une réalité vécue
comme insupportable... Que
le produit soit licite ou illicite, la communauté scientifique
distingue trois types de comportements de consommation
: l'usage, l'usage nocif (ou abus) et la dépendance,
dont les risques et les dangers sont différents.
Chaque consommation
ne présente pas les
mêmes dangers : elle dépend aussi
de la vulnérabilité du consommateur,
du produit, de la quantité consommée,
de la fréquence et du contexte de la consommation.
Qu'est-ce que l'usage ?
L'usage est une
consommation de substances psychoactives
qui n'entraîne ni complications pour la
santé, ni troubles du comportement ayant
des conséquences nocives sur les autres.
C'est souvent le cas chez
les adolescents ou jeunes adultes qui expérimentent par curiosité,
pour s'amuser ou pour imiter les autres par effet
d'entraînement. La plupart du temps, ils
semblent s'en tenir là, sans risque d'une éventuelle "escalade".
Il s'agit aussi des consommations occasionnelles
et modérées qui concernent, par
exemple, un nombre important d'usagers d'alcool.
Une étude montre que, sur les 19 361 individus
usagers de cannabis interpellés en France
en 1990, les trois quarts ne se sont plus jamais
fait connaître des services de police jusqu'en
1997. De plus, le nombre d'individus interpellés
pour usage d'héroïne après
une arrestation pour usage de cannabis ne représente
qu'environ 7 % des usagers. Donc, l'usage n'entraîne
pas d'escalade dans la grande majorité des
cas.
Dans la grande
majorité des cas, l'usage
n'entraîne pas l'escalade.
Qu'est-ce que l'usage nocif ?
L'usage nocif ou usage à problème
est une consommation susceptible de provoquer
des dommages physiques, affectifs, psychologiques
ou sociaux pour le consommateur et pour son environnement
proche ou lointain.
Cet usage n'est pas uniquement
lié à la
quantité consommée en une seule
fois (l'abus), ni à la répétition
d'une consommation modérée et contrôlée
de certaines substances. Les risques tiennent à la
dangerosité spécifique du produit,
aux dommages pour la santé et aux conséquences
sociales de la consommation.
Les risques pour
la santé (risques
sanitaires) :
l'usage est nocif lorsqu'il entraîne une
détérioration de l'état
physique, la complication de certaines maladies,
voire des décès prématurés.
Les risques pour la vie quotidienne (risques
sociaux) :
l'usage est nocif dans les situations où la
consommation et ses effets peuvent occasionner
un danger, entraîner des dommages pour
soi et pour les autres.
Signes
extérieurs de l'usage nocif ou
usage à problème
La dépendance, ça
commence quand ?
Brutale ou progressive selon les produits,
la dépendance est installée quand
on ne peut plus se passer de consommer, sous
peine de souffrances physiques et/ou psychiques.
La vie quotidienne tourne
largement ou exclusivement autour de la recherche
et de la prise du produit
: on est pharmacodépendant.
Il existe deux
dépendances, associées
ou non, qui se caractérisent par des symptômes
généraux :
• l'impossibilité de résister au
besoin de consommer ;
• l'accroissement d'une tension interne, d'une
anxiété avant la consommation habituelle
;
• le soulagement ressenti lors de la consommation
;
• le sentiment de perte de contrôle de soi
pendant la consommation.
La dépendance
psychique
La privation d'un produit
entraîne une
sensation de malaise, d'angoisse, allant parfois
jusqu'à la dépression. Une fois
qu'elle a cessé de consommer, la personne
peut mettre du temps à s'adapter à cette
vie sans le produit. Cet arrêt bouleverse
ses habitudes, laisse un vide et permet la réapparition
d'un mal-être que la consommation visait à supprimer.
Cela explique la survenue possible de rechutes
; elles font partie du lent processus qui, à terme,
peut permettre d'envisager la vie sans consommation
problématique.
Certains produits entraînent une dépendance
physique :
l'organisme réclame le produit à travers
des symptômes physiques qui traduisent
un état
de manque.
La privation de certains
produits tels que les opiacés, le tabac, l'alcool et certains
médicaments psychoactifs engendre des
malaises physiques qui varient selon le produit
: douleurs avec les opiacés, tremblements
majeurs avec l'alcool, convulsions avec les barbituriques, les
benzodiazépines
les benzodiazépines
et l'alcool.
Ces symptômes peuvent être accompagnés
de troubles du comportement (anxiété,
irascibilité, angoisse, agitation...).
Lorsqu'une personne arrête de manière
brutale ou progressive la prise d'une substance
psychoactive, on parle de sevrage.
Pour libérer l'organisme du besoin de
la substance sans les effets physiques du manque,
les personnes pharmacodépendantes peuvent
trouver une aide médicale et psychologique.
Il leur est proposé un traitement approprié qui
peut prendre la forme d'un sevrage sous contrôle
médical.
Le suivi et l'accompagnement
psychologique apportent une aide précieuse pour surmonter les
difficultés du sevrage. Généralement,
ce soutien favorise et renforce les résultats
attendus.
La polyconsommation : multiplication des produits
et des dangers
Parfois, les comportements
d'usage se compliquent lorsque la même
personne consomme plusieurs produits.
La consommation d'un produit
entraîne
souvent des consommations associées :
• alcool et cigarette ;
• cannabis, tabac et alcool ;
• ecstasy et médicaments psychoactifs,
etc.
Deux cas de polyconsommation :
La personne fait
un usage régulier
de plusieurs produits.
Exemple : tabac + alcool + anxiolytiques plusieurs
fois par semaine.
La personne associe plusieurs produits à la
fois dans un même moment.
Exemple : cannabis, alcool et tabac dans une
soirée.
Dans ces deux
cas, on parle de poly-consommation. Les dangers
sont souvent méconnus. Conjugués,
les effets des produits peuvent être amplifiés,
entraînant des risques plus graves pour
la santé.
TOUTE DROGUE, LICITE OU ILLICITE, PEUT PROVOQUER UNE DEPENDANCE.
L’expérience de l’usage
de drogues est un chemin personnel.
Comme pour toute aventure, avoir des repères, être informé au
mieux des pièges qui peuvent se tendre, connaître les facteurs
de risques et les effets, sont les meilleurs atouts pour que l’aventure
ne se transforme pas en cauchemar.
Nous espérons que ces quelques conseils
de prudence permettront aux usagers de mieux
comprendre ce qu’ils font, d’être
vigilants face à leurs attitudes de consommation
et aux produits qu’ils prennent.
N’AJOUTER
PAS AU RISQUE PENAL, DES RISQUES POUR VOTRE
SANTE. |
Actions des drogues
Connaître
l'action des drogues sur le cerveau
Cocaïne, ecstasy, tabac, alcool, héroïne,
médicaments psychoactifs... Tous les produits
qui peuvent déclencher une dépendance
chez l'homme ont en commun une propriété :
ils augmentent la quantité de dopamine
disponible dans une zone du cerveau, le circuit
de récompense.
Une substance psychoactive
dont la structure moléculaire ressemble à celle d'une
substance produite naturellement par l'organisme
peut se fixer à la place de celle-ci sur
les récepteurs spécifiques.
3 modes d'action
sur le neuromédiateur
selon les substances :
•certaines imitent les neuromédiateurs
naturels et donc se substituent à eux
dans les récepteurs : la morphine, par
exemple, s'installe dans les récepteurs à endorphine,
et la nicotine, dans les récepteurs à acétylcholine
;
•certaines augmentent la sécrétion
d'un neuromédiateur naturel : la cocaïne,
par exemple, augmente la présence de dopamine
dans la synapse, et l'ecstasy, celle de la sérotonine
et de la dopamine ;
•certaines bloquent un neuromédiateur naturel
: par exemple, l'alcool bloque les récepteurs
nommés NMDA.
Les substances
psychoactives à risque
de dépendance agissent sur un circuit
du cerveau dont la fonction est de favoriser
les fonctions vitales (système de récompense). Il
est impliqué dans la récompense
(plaisir cérébral) des comportements
liés à la nutrition et à la
reproduction de l'espèce. Il participe
ainsi à la satisfaction de vivre. Les
substances psychoactives sollicitent anormalement
ce circuit naturel et engendrent à terme
la possibilité de son déséquilibre
permanent.
La toxicité potentielle des substances
psychoactives, comme celle de tout médicament,
est liée à la quantité consommée
et cette toxicité est variable d'un produit à l'autre.
Donc, plus on consomme
un produit à des
doses toxiques, plus on en subit les conséquences. À l'inverse,
moins on consomme un produit, ou si on le consomme à des
doses non toxiques, moins on en subit les conséquences.
Substance par substance
Substance
par substance, les effets sur le cerveau
|
Avant
Le plus dangereux est de consommer seul.
Entourez-vous d’amis qui puissent vous accompagner
sans forcéement consommer et surtout
vous donner des conseils sur les usages, les
produits et
les risques.
Essayez de comprendre ce que vous faites,
posez-vous des questions, parlez-en autour
de vous. Faites attention à ce que vous
achetez. Dialoguez avec des personnes de confiance
ayant déjà expérimenté,
surtout pour un produit que vous ne connaissez
pas, et prenez-le dans un contexte rassurant.
Avant de sortir faites un repas équilibré,
mais ne mangez pas juste avant de consommer,
et même pendant ( risques de nausées
et de vomissements).
Toutes consommation de substance psycho-active
est susceptible d’entraîner ou
d’aggraver des problèmes psychologiques.
Pendant
Les prises rapprochées augmentent les
risques de dépendance ! Faites des pauses,
changez d’univers, aérez vous
régulièrement (attention au froid).
Evitez de mélanger les substances, cela
accroît considérablement les risques
et bien souvent annule les effets recherchés.
La plupart des produits sont coupés
avec des substances inconnues. Fractionnez
les doses, espacez les prises, surtout les
premières fois, ça permet de
limiter les dégâts en cas de
mauvaises surprises.
Buvez régulièrement de l’eau,
mais ne buvez pas de grandes quantités
d’un coup. Ne prenez surtout pas le volant,
n’oubliez pas que vous êtes dans
un état de conscience modifié.
Si vous ne vous sentez pas bien, demandez de
l’aide rapidement. Attention, certains
produits sont anesthésiants et empêchent
donc de sentir la douleur sur l’instant.
Après
Mangez des sucreries et buvez des jus de
fruits vitaminés pour compenser les dépenses
d’énergie que vous venez de faire.
Trouvez un lieu plus aéré, plus
convivial et même plus confortable avec
une ambiance favorable à la détente.
Prévoir un temps de repose conséquent.
Espacez vos expériences de consommation
(plusieurs semaines). Evitez de consommer tous
les week-end, vous serez de plus en plus insatisfait
par les effets et donc tentés d’augmenter
les doses. Les risques physiques et de dépression
seront de plus en plus importants. Faites surtout
attention à la solitude et au repli
sur soi.
Ne conduisez pas sous l’effet de quelque
produit que ce soit. Faites vous raccompagner
par une personne qui n’a pas consommé.
Ne prenez pas immédiatement une activité à responsabilité ou à risque.
|
Fumée
Pour quasiment tous les types de poudre, fumer
( inhaler les vapeurs ou " chasser le
dragon ") est la solution la moins risquée
contre les transmissions de virus. Faites attention
aux saignements de lèvres avant de " faire
tourner ".
Sniff
Ne partagez et n’échangez votre
paille avec personne. Rappelez-vous que sniffer
peut atténuer les dangers de certains
produits de coupe, mais ne protège
en aucun cas des overdoses et des intoxications.
Avec la cocaïne et d’autres produits
irritant la muqueuse nasale, il est courant
de provoquer des lésions peu visibles,
mais suffisantes pour transmettre les virus
d’hépatites. En contact direct
avec le sang, le virus de l’hépatite
C est beaucoup plus transmissible que le
virus du sida.
Injection
Ne partagez et n’échangez jamais
aucun matériel d’injection ( la
seringue, les cotons, l’eau et la cuillère).
Utilisez systématiquement pour chaque
injection du matériel stérile
et neuf.
Désinfectez la cuillère et lavez vous les mains au savon, avant
de manipuler le matériel stérile. Pour diluer le mélange,
utilisez uniquement de l’acide citrique ou ascorbique. Utilisez de l’eau
stérile ou minérale, mais jamais celle des toilettes. Désinfecter
le point d’injection avec un tampon alcoolisé vous permet de vous
protéger au maximum des risques de poussières. Après l’injection,
maintenez un coton propre au point d’injection pendant au moins 30 secondes.
A défaut de récupérateur de seringues à proximité,
neutralisez votre matériel usagé, cassez l’aiguille et
jetez le tout (seringue, sachet , coton et eau) dans une canette que vous écrasez
puis jetez-la à la poubelle. Depuis le 13 mai 1987,en France , la vente
des seringues est autorisée en pharmacie. Des kits complets d’injection
(Steribox®, Steribox 2®, Kap®, Kit®) sont vendus en pharmacie
ou distribués gratuitement par les association de réduction
des risques.
Les mélanges
Tout comme pour les boissons alcoolisées,
les " cocktails " de drogues sont
des mélanges dont les risques sont mal
connus. Les risques encourus en cas d’abus
sont réellement plus dangereux qu’avec
un seul produit. D’une manière
générale, la consommation d’alcool
et de drogues reste un mélange dangereux.
Si l’alcool a la réputation de potentialiser les drogues, il agit
comme un amplificateur sans réglage de volume.
Drogues et sexualité
Certains produit donnent l’impression
d’être invincible, d’autres
d’être amoureux, d’autres
encore excitent la curiosité et facilitent
les expériences. Les effets des drogues
peuvent vous faire oublier de prendre soin
de vous et de vos partenaires. Dans tous les
cas, n’oubliez pas d’utiliser des
capotes et du gel à base d’eau
en quantité suffisante. N’oubliez
pas qu’un minimum de lucidité doit être
conservé.
Drogues et traitements VIH
L’usage de drogues ou de produits de
substitution n’est pas, a priori, une
contre-indication aux différents traitements
( VIH ou hépatites). Peu d’études
sont disponibles concernant les interactions
entre les drogues et les traitements anti-rétroviraux.
L’usage d’alcool est contre-indiqué avec
la prise de médicaments puissants comme
les anti-rétroviraux. En France, un
séropositif sur trois est co-infecté par
le virus de l’hépatite C, et un
sur dix par le virus de l’hépatite
B. Une prise en charge précoce permet
de bénéficier d’un meilleur
soin. N’hésitez pas à vous
faire dépister.
|
Sous
le terme de toxicomanie, on a toujours longtemps
amalgamé tous les modes de comportement
et d’usage, persuadé que le produit était à l’origine
de tous les problèmes et donc que la seule
solution était un sevrage pour une abstinence
totale.
Aujourd’hui la communauté scientifique
internationale reconnaît trois modes de
consommation : l’usage, l’abus et
la dépendance.
L’USAGE: Occasionnel
ou régulier,
il est défini comme une consommation
de substances psychoactives n’entraînant
ni complications ni dommages. Ceci ne tient
pas compte des problèmes liés
spécifiquement au caractère
illicite de la consommation de ces substances.
L’ABUS OU USAGE
NOCIF: C’est la
consommation d’une substance psycho-active
préjudiciable pour la santé.
Les complications peuvent être d’ordre
physique ou psychique. Les dommages peuvent être
psychoaffectifs, professionnels, sociaux ou économiques.
LA DEPENDANCE: C’est l’un des
risques majeurs de la toxicomanie. Mais nous
sommes tous inégaux devant la dépendance.
Certains deviendront " accro " en
très peu de temps. D’autres, avec
le temps, ne le seront peut-être jamais.
Si certains produits, comme l’héroïne
et le tabac sont plus " accrocheurs " que
d’autres, il faut souligner que la consommation
compulsive d’un produit, alcool et médicaments
compris, peut entraîner une dépendance.
Soyez donc vigilants, observez honnêtement
votre consommation. L’ENNEMI N°1
DU DEPENDANT EST LE DENI. La plupart du temps,
il se ment à lui-même et aux autres.
Il refuse d’accepter la réalité de
sa dépendance. Il lui faut souvent perdre
beaucoup (travail, amis, amour, argent),pour
se rendre à l’évidence
et essayer de se soigner.
COMMENT EVALUER SA DEPENDANCE ?
Utilisez-vous vraiment les drogues d’une
manière récréatives
?
Posez-vous
honnêtement ces questions.
Leurs réponses peuvent être des
signaux d’alarme.
- Si j’arrête ma consommation
plusieurs semaines ;suis-je dans un manque
psychologique ou physique ?
- Si je dois aller
dans une fête, assister à un
concert sans produit(et sans alcool),suis-je
anxieux, nerveux?
- Me suis-je déjà caché pour
ne pas avoir à partager mon produit
?
- Les drogues perturbent-elles mon travail,
mes études, ma vie personnelle ?
- Ai-je
menti plusieurs fois à mon
entourage ?
- Ai-je séché mes cours parce
que j’étais fatigué ?
-
Suis-je régulièrement déprimé ?
-
Ai-je des pertes de mémoire, des
blancs ?
Si vous répondez oui à l’une
de ces questions, il est peut-être temps
de consulter une association ou un médecin
pour vous aider à faire le point.
|
Héroïne
QU'EST-CE QUE C'EST ?
L'héroïne (blanche, drepuo, brown)
est un psychotrope obtenu par raffinages successifs
de l'opium, ainsi la codéine et la morphine
sont également des opiacés dérivés
du pavot.
L'héroïne se présente sous
la forme d'une poudre blanche ou brune. Elle
est souvent injectée, parfois fumée
("chasser le dragon") ou inhalée
(sniff).
EFFETS ET RISQUES LIES A LA CONSOMMATION
Comme tous les opiacés, l'héroïne
est un analgésique puissant. Elle combat
la douleur au physique comme au moral. Certains
consommateurs l'utilisent comme anxiolytique
ou comme antidépresseur. Lorsqu'elle
est injectée, l'héroïne
provoque une violente "montée" et
l'ivresse consécutive continue de s'amplifier
longtemps après l'injection. On "pique
du nez" c'est-à-dire que la réalité s'estompe
dans une somnolence euphorique.
DOMMAGES
Comme tous les opiacés, l'héroïne
provoque une dépendance physique qui
s'installe après quelques semaines de
consommation. L'effet de "tolérance" rend
obligatoire l'augmentation des doses et la
fréquence des prises. Le syndrome de
manque provoque diarrhées, vomissements
ou douleurs musculaires dès que l'effet
du produit s'estompe. Le sevrage (décroche)
nécessite une assistance médicale
qui n'exclut pas les effets secondaires à long
terme (insomnie, anxiété). L'overdose
(O.D.) liées à la consommation
d'héroÏne est un risque majeur
pouvant provoquer la mort.
PRECAUTIONS D'USAGE
La prévention élémentaire
des overdoses consiste à diviser ses
doses par deux si l'on ne connaît pas
la qualité d'un produit. La consommation
par voie intraveineuse augmente les risques
de contamination du sida et des hépatites.
L'utilisation d'une seringue neuve par personne
et par injection constitue la seule prévention
efficace.
|
Alcool
QU'EST-CE QUE C'EST ?
L'alcool provient de la distillation de jus
de fruits ou de la macération de grains.
Il est contenu dans les boissons alcoolisées à doses
plus ou moins fortes.
EFFETS RECHERCHES
L'alcool est une substance psycho-active consommée
couramment. Si certains ne prennent jamais
d'alcool pour des raisons culturelles ou religieuses,
d'autres consomment de l'alcool par culte de
la bonne bouffe, pour se détendre, pour
avoir un contact plus facile avec les autres
et pour être festifs. En effet, l'alcool
stimule et relaxe. On boit aussi pour l'ivresse
ou pour faire comme les autres.
DESCENTE
La "gueule de bois", la fatigue
et la déprime quelquefois…
DOMMAGES
La perte du contrôle de soi-même
(violence, accidents de la route), les ivresses
répétées, ainsi que d'autres
symptômes physiques (somnolence, voire
coma éthylique, dérangements
gastriques et vomissements);
La consommation chronique d'alcool, si difficile à s'avouer,
devient souvent dangereuse et bascule rapidement
vers un état de dépendance.
CONTRE-INDICATIONS
Faire attention en cas d'hypertension, d'épilepsie,
de problèmes au foie (hépatites
A-B-C…). Les mélanges d'alcool
et de certains médicaments (sédatifs,
calmants et anesthésiques, tranquillisants
et opiacés), mais aussi de certains
produits (amphétamines, ecstasy, kétamine
et surtout G.H.B.) sont dangereux.
PRECAUTIONS D'USAGE
Evitez les mélanges, modérez
vos consommations et surtout passez le volant à quelqu'un
qui n'a consommé aucune substance psycho-active,
y compris de l'alcool.
|
Ectasy
QU'EST CE QUE C'EST ?
C'est une substance appartenant à la
famille des amphétamines (3,4-méthylène-dioxymétamphétamibe
ou MDMA). En pratique, c'est souvent un mélange
de substances ou alors tout autre chose : amphétamines,
caféine, atropine ou médicaments
divers. Se présente sous forme d'une pilule
de couleur et de taille variables (souvent ornées
d'un motif) ou d'une gélule que l'on gobe.
EFFETS RECHERCHES
Stimule relaxe. Exacerbe les ens. Favorise
la communication. Impression de bien-être.
Résistance au sommeil et à la
fatigue. Exacerbe la sensualité, mais
peut empêcher l'érection ainsi
que l'orgasme masculin comme féminin.
L'effet se fait sentir d'une demi-heure à une
heure après absorption. Il est maximum
pendant 2 à 3 heures (montée)
puis diminue les heures suivantes (descente).
DESCENTE
Les jours suivants, risques d'épuisement
et de grosses déprimes soudaines.
DOMMAGES
Nausées, maux de tête et crampes.
Augmentation du rythme cardiaque et de la température
du corps (exceptionnellement mortelle), déshydratation,
malaises et évanouissements. Anxiété,
crise de panique, risques d'accident psychiatrique
pour les personnes vulnérables. L'alcool
augmente tous ces risques.
EN CAS DE CONSOMMATION REGULIERE
Affaiblissement, amaigrissement, dépression.
Toxicité au niveau du foie (hépatites
fulminantes). Dégradation de certaines
cellules nerveuses dont on ne sait pas si elle
est réversible ou non.
CONTRE-INDICATION
A éviter absolument en cas de problème
cardio-vasculaire, d'épilepsie, d'asthme,
d'hépatite, d'insuffisance rénale,
de diabète, de problèmes psychologiques,
de certains traitements médicamenteux.
|
GHB
QU'EST CE QUE C'EST ?
Gamma Hydroxybutyrate de sodium -Gamma OH.
Produit utilisé comme anesthésique. Sous
forme de poudre blanche cristalline, diluée
dans un verre d'eau et bue.
EFFETS RECHERCHES
Euphorie, désinhibition, chaleur émotive,
un sentiment de relaxation et une hyper sensualité.
Le G.H.B. est aussi connu pour ses effets
aphrodisiaques.
DOMMAGES
Dépression respiratoire, crises d'épilepsie,
voire un coma. Risques assez rares d'amnésie
profonde à certains dosages.
Le G.H.B. ne doit pas être mélangé avec
des opiacés ou des tranquillisants.
L'ALCOOL, ASSOCIEE AU GHB, PROVOQUE DES COMAS.
Ne jamais boire d'alcool avant, pendant et
après la consommation de GHB. Incompatibilité totale
du G.H.B. et de l'alcool.
PRECAUTIONS D'USAGE
Soyez très prudents sur le dosage.
Les effets sont très variables. On n'est
jamais sûr de la teneur réelle
de produit actif, y compris pour de très
faibles doses.
|
Cannabis
QU'EST CE QUE C'EST?
C'est le plant femelle du chanvre indien
qui est cultivé pour ses propriétés
psycho-actives et thérapeutiques. Consommé majoritairement
par fumée (joint, pipe à eau).
Il est aussi bu en infusion dans du lait, ou
mangé en gâteaux (space-cake), et
inhalé en décoction. Il y a la
plante séchée (herbe, ganja), voire
compressée, des blocs de résine
(shit, H, haschich), et l'huile. Les effets nocifs
du cannabis sur la santé sont à certains égards
moins importants que ceux d'autres produits.
EFFETS RECHERCHES
Modification de la perception et de l'attention.
Effet relaxant et de détente, euphorisant.
Stimule les associations d'idées incongrues
et la communication. Désinhibiteur léger,
il peut stimuler la socialisation et favoriser
le rapport aux autres. Les effets psycho-actifs
du cannabis sont généralement
facilement gérables.
DOMMAGES
Chez certains, ralentissement des réflexes
("être stone") et chez d'autres,
excitation ("être right").
Des variétés fortes peuvent provoquer
des états perturbants, voire angoissants.
Pertes d'équilibre et rares risques
de nausées accompagnées de
vertiges et sueurs froides.
DESCENTE
Stimulant de l'appétit, donc risques
pour les frigos et "crises de foie".
EN CAS DE CONSOMMATION REGULIERE
Le cannabis ne provoque pas de dépendance
physique, mais à long terme peut provoquer
une dépendance psychique. La consommation
régulièrede canabis peut favoriser
une baisse de la mémoire et de l'attention,
une certaine apathie, voire une démotivation,
surtout en cas d'inactivité. Le tabac,
souvent mélangé au cannabis,
est une substance hautement cancérigène
et addictive qui entraîne des maladies
graves.
CONTRE-INDICATIONS
Des états anxieux peuvent évoluer
en véritables crises d'angoisse et de
paranoïa chez certains usagers. Attention à l'huile
et aux variétés fortes de cannabis
qui peuvent provoquer des hallucinations auditives
et visuelles très perturbantes, et amener
des "bad-trips" redoutables.
|
Poppers
QU'EST CE QUE C'EST ?
Les poppers, différents dérivés
de nitrite, doivent leurs noms au bruit d'ouverture
des premières ampoules disponibles "pop",
ils sont sniffés à partir de la
bouteille. Les nitrites d'amyle, de butyle et
de pentyle, les premiers en circulation, sont
maintenant interdits en France depuis 1990. D'autres
restent autorisés à la vente. Ces
nitrites sont utilisés dans le traitement
de certaines maladies cardiaques.
EFFETS RECHERCHES
Effet quasiment immédiat, brève
bouffée vertigineuse et stimulante de
30' à 2 minutes. Désinhibition
: sensation de vive chaleur interne exacerbée.
DOMMAGES
Erythèmes (plaques de rougeur sur la
peau), céphalées, les maux de
tête peuvent être violents mais
sont souvent de courte durée. Augmentation
de la pression intraoculaire. Vertiges et
tachycardie.
EN CAS DE CONSOMMATION REGULIERE
Problèmes passagers d'érection.
On peut observer une fatigue liée à la
baisse d'oxygénation du sang qui peut
aller jusqu'à donner un aspect gris
bleuté de la peau appelé "cyanose".
CONTRE-INDICATIONS
Ne jamais associer
du Viagra® risques
de troubles cardiaques pouvant être mortels.
De nouvelles formules de "concentré de
poppers" provoquent des vertiges violents
voire des malaises.
|
|
|
|
|
|