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Et toi, les drogues, tu en sais quoi ?


A l’exception de l’alcool, du tabac et certains poppers, tous les autres produits mentionnés sur cette page sont illicites. Leur détention et leur usage tombent sous le coup de la loi du 31 décembre 1970 et l’incitation à l’usage sous celui de l’article L630.

N’oubliez pas que l’usage de drogue fait trop souvent oublier certaines règles de lucidité et de prudence.

Comportements

Les distinctions de comportement

Les effets, les risques et les dangers des drogues ou substances spsychoactives varient suivant les produits et l'usage qu'on en fait. Les raisons de consommer diffèrent selon chaque personne, elles sont liées à son histoire, à son état de santé, à son environnement familial et social.

La consommation de ces produits procure un plaisir ou un soulagement immédiat, contrôlé ou non
.
•boire un verre d'alcool pour se détendre, pour le plaisir de goûter un bon vin, pour se sentir mieux ou surmonter un moment douloureux ;

•fumer du tabac pour faire comme les autres, pour le plaisir de partager un moment avec d'autres ou parce qu'on ne peut plus s'arrêter ;

•consommer de l'ecstasy dans le désir d'accéder à des sensations extrêmes ;

•consommer abusivement une substance pour atténuer une sensation de malaise, rechercher l'oubli d'une souffrance ou d'une réalité vécue comme insupportable...

Que le produit soit licite ou illicite, la communauté scientifique distingue trois types de comportements de consommation : l'usage, l'usage nocif (ou abus) et la dépendance, dont les risques et les dangers sont différents.

Chaque consommation ne présente pas les mêmes dangers : elle dépend aussi de la vulnérabilité du consommateur, du produit, de la quantité consommée, de la fréquence et du contexte de la consommation.

Qu'est-ce que l'usage ?

L'usage est une consommation de substances psychoactives qui n'entraîne ni complications pour la santé, ni troubles du comportement ayant des conséquences nocives sur les autres.

C'est souvent le cas chez les adolescents ou jeunes adultes qui expérimentent par curiosité, pour s'amuser ou pour imiter les autres par effet d'entraînement. La plupart du temps, ils semblent s'en tenir là, sans risque d'une éventuelle "escalade". Il s'agit aussi des consommations occasionnelles et modérées qui concernent, par exemple, un nombre important d'usagers d'alcool.
Une étude montre que, sur les 19 361 individus usagers de cannabis interpellés en France en 1990, les trois quarts ne se sont plus jamais fait connaître des services de police jusqu'en 1997. De plus, le nombre d'individus interpellés pour usage d'héroïne après une arrestation pour usage de cannabis ne représente qu'environ 7 % des usagers. Donc, l'usage n'entraîne pas d'escalade dans la grande majorité des cas.

Dans la grande majorité des cas, l'usage n'entraîne pas l'escalade.

Qu'est-ce que l'usage nocif ?

L'usage nocif ou usage à problème est une consommation susceptible de provoquer des dommages physiques, affectifs, psychologiques ou sociaux pour le consommateur et pour son environnement proche ou lointain.

Cet usage n'est pas uniquement lié à la quantité consommée en une seule fois (l'abus), ni à la répétition d'une consommation modérée et contrôlée de certaines substances. Les risques tiennent à la dangerosité spécifique du produit, aux dommages pour la santé et aux conséquences sociales de la consommation.

Les risques pour la santé (risques sanitaires) :
l'usage est nocif lorsqu'il entraîne une détérioration de l'état physique, la complication de certaines maladies, voire des décès prématurés.

Les risques pour la vie quotidienne (risques sociaux) :
l'usage est nocif dans les situations où la consommation et ses effets peuvent occasionner un danger, entraîner des dommages pour soi et pour les autres.

Signes extérieurs de l'usage nocif ou usage à problème

La dépendance, ça commence quand ?

Brutale ou progressive selon les produits, la dépendance est installée quand on ne peut plus se passer de consommer, sous peine de souffrances physiques et/ou psychiques.

La vie quotidienne tourne largement ou exclusivement autour de la recherche et de la prise du produit : on est pharmacodépendant.

Il existe deux dépendances, associées ou non, qui se caractérisent par des symptômes généraux :
• l'impossibilité de résister au besoin de consommer ;
• l'accroissement d'une tension interne, d'une anxiété avant la consommation habituelle ;
• le soulagement ressenti lors de la consommation ;
• le sentiment de perte de contrôle de soi pendant la consommation.

La dépendance psychique

La privation d'un produit entraîne une sensation de malaise, d'angoisse, allant parfois jusqu'à la dépression. Une fois qu'elle a cessé de consommer, la personne peut mettre du temps à s'adapter à cette vie sans le produit. Cet arrêt bouleverse ses habitudes, laisse un vide et permet la réapparition d'un mal-être que la consommation visait à supprimer. Cela explique la survenue possible de rechutes ; elles font partie du lent processus qui, à terme, peut permettre d'envisager la vie sans consommation problématique.

Certains produits entraînent une dépendance physique :
l'organisme réclame le produit à travers des symptômes physiques qui traduisent un
état de manque.

La privation de certains produits tels que les opiacés, le tabac, l'alcool et certains médicaments psychoactifs engendre des malaises physiques qui varient selon le produit : douleurs avec les opiacés, tremblements majeurs avec l'alcool, convulsions avec les barbituriques, les benzodiazépines les benzodiazépines et l'alcool.

Ces symptômes peuvent être accompagnés de troubles du comportement (anxiété, irascibilité, angoisse, agitation...). Lorsqu'une personne arrête de manière brutale ou progressive la prise d'une substance psychoactive, on parle de sevrage.

Pour libérer l'organisme du besoin de la substance sans les effets physiques du manque, les personnes pharmacodépendantes peuvent trouver une aide médicale et psychologique. Il leur est proposé un traitement approprié qui peut prendre la forme d'un sevrage sous contrôle médical.

Le suivi et l'accompagnement psychologique apportent une aide précieuse pour surmonter les difficultés du sevrage. Généralement, ce soutien favorise et renforce les résultats attendus.


La polyconsommation : multiplication des produits et des dangers

Parfois, les comportements d'usage se compliquent lorsque la même personne consomme plusieurs produits.

La consommation d'un produit entraîne souvent des consommations associées :

• alcool et cigarette ;
• cannabis, tabac et alcool ;
• ecstasy et médicaments psychoactifs, etc.


Deux cas de polyconsommation :

La personne fait un usage régulier de plusieurs produits.
Exemple : tabac + alcool + anxiolytiques plusieurs fois par semaine.

La personne associe plusieurs produits à la fois dans un même moment.
Exemple : cannabis, alcool et tabac dans une soirée.

Dans ces deux cas, on parle de poly-consommation. Les dangers sont souvent méconnus. Conjugués, les effets des produits peuvent être amplifiés, entraînant des risques plus graves pour la santé.

TOUTE DROGUE, LICITE OU ILLICITE, PEUT PROVOQUER UNE DEPENDANCE.

L’expérience de l’usage de drogues est un chemin personnel.
Comme pour toute aventure, avoir des repères, être informé au mieux des pièges qui peuvent se tendre, connaître les facteurs de risques et les effets, sont les meilleurs atouts pour que l’aventure ne se transforme pas en cauchemar.

Nous espérons que ces quelques conseils de prudence permettront aux usagers de mieux comprendre ce qu’ils font, d’être vigilants face à leurs attitudes de consommation et aux produits qu’ils prennent.

N’AJOUTER PAS AU RISQUE PENAL, DES RISQUES POUR VOTRE SANTE.


Actions des drogues

Connaître l'action des drogues sur le cerveau

Cocaïne, ecstasy, tabac, alcool, héroïne, médicaments psychoactifs... Tous les produits qui peuvent déclencher une dépendance chez l'homme ont en commun une propriété :

ils augmentent la quantité de dopamine disponible dans une zone du cerveau, le circuit de récompense.

Une substance psychoactive dont la structure moléculaire ressemble à celle d'une substance produite naturellement par l'organisme peut se fixer à la place de celle-ci sur les récepteurs spécifiques.

3 modes d'action sur le neuromédiateur selon les substances :

•certaines imitent les neuromédiateurs naturels et donc se substituent à eux dans les récepteurs : la morphine, par exemple, s'installe dans les récepteurs à endorphine, et la nicotine, dans les récepteurs à acétylcholine ;
•certaines augmentent la sécrétion d'un neuromédiateur naturel : la cocaïne, par exemple, augmente la présence de dopamine dans la synapse, et l'ecstasy, celle de la sérotonine et de la dopamine ;
•certaines bloquent un neuromédiateur naturel : par exemple, l'alcool bloque les récepteurs nommés NMDA.

Les substances psychoactives à risque de dépendance agissent sur un circuit du cerveau dont la fonction est de favoriser les fonctions vitales (système de récompense). Il est impliqué dans la récompense (plaisir cérébral) des comportements liés à la nutrition et à la reproduction de l'espèce. Il participe ainsi à la satisfaction de vivre. Les substances psychoactives sollicitent anormalement ce circuit naturel et engendrent à terme la possibilité de son déséquilibre permanent.

La toxicité potentielle des substances psychoactives, comme celle de tout médicament, est liée à la quantité consommée et cette toxicité est variable d'un produit à l'autre.

Donc, plus on consomme un produit à des doses toxiques, plus on en subit les conséquences. À l'inverse, moins on consomme un produit, ou si on le consomme à des doses non toxiques, moins on en subit les conséquences.

Substance par substance

Substance par substance, les effets sur le cerveau


Prévention

Avant


Le plus dangereux est de consommer seul. Entourez-vous d’amis qui puissent vous accompagner sans forcéement consommer et surtout vous donner des conseils sur les usages, les produits et les risques.

Essayez de comprendre ce que vous faites, posez-vous des questions, parlez-en autour de vous. Faites attention à ce que vous achetez. Dialoguez avec des personnes de confiance ayant déjà expérimenté, surtout pour un produit que vous ne connaissez pas, et prenez-le dans un contexte rassurant. Avant de sortir faites un repas équilibré, mais ne mangez pas juste avant de consommer, et même pendant ( risques de nausées et de vomissements).

Toutes consommation de substance psycho-active est susceptible d’entraîner ou d’aggraver des problèmes psychologiques.

Pendant

Les prises rapprochées augmentent les risques de dépendance ! Faites des pauses, changez d’univers, aérez vous régulièrement (attention au froid). Evitez de mélanger les substances, cela accroît considérablement les risques et bien souvent annule les effets recherchés. La plupart des produits sont coupés avec des substances inconnues. Fractionnez les doses, espacez les prises, surtout les premières fois, ça permet de limiter les dégâts en cas de mauvaises surprises.

Buvez régulièrement de l’eau, mais ne buvez pas de grandes quantités d’un coup. Ne prenez surtout pas le volant, n’oubliez pas que vous êtes dans un état de conscience modifié. Si vous ne vous sentez pas bien, demandez de l’aide rapidement. Attention, certains produits sont anesthésiants et empêchent donc de sentir la douleur sur l’instant.

Après

Mangez des sucreries et buvez des jus de fruits vitaminés pour compenser les dépenses d’énergie que vous venez de faire. Trouvez un lieu plus aéré, plus convivial et même plus confortable avec une ambiance favorable à la détente. Prévoir un temps de repose conséquent.

Espacez vos expériences de consommation (plusieurs semaines). Evitez de consommer tous les week-end, vous serez de plus en plus insatisfait par les effets et donc tentés d’augmenter les doses. Les risques physiques et de dépression seront de plus en plus importants. Faites surtout attention à la solitude et au repli sur soi.

Ne conduisez pas sous l’effet de quelque produit que ce soit. Faites vous raccompagner par une personne qui n’a pas consommé. Ne prenez pas immédiatement une activité à responsabilité ou à risque.

Fumée

Pour quasiment tous les types de poudre, fumer ( inhaler les vapeurs ou " chasser le dragon ") est la solution la moins risquée contre les transmissions de virus. Faites attention aux saignements de lèvres avant de " faire tourner ".

Sniff

Ne partagez et n’échangez votre paille avec personne. Rappelez-vous que sniffer peut atténuer les dangers de certains produits de coupe, mais ne protège en aucun cas des overdoses et des intoxications.

Avec la cocaïne et d’autres produits irritant la muqueuse nasale, il est courant de provoquer des lésions peu visibles, mais suffisantes pour transmettre les virus d’hépatites. En contact direct avec le sang, le virus de l’hépatite C est beaucoup plus transmissible que le virus du sida.

Injection

Ne partagez et n’échangez jamais aucun matériel d’injection ( la seringue, les cotons, l’eau et la cuillère).

Utilisez systématiquement pour chaque injection du matériel stérile et neuf.
Désinfectez la cuillère et lavez vous les mains au savon, avant de manipuler le matériel stérile. Pour diluer le mélange, utilisez uniquement de l’acide citrique ou ascorbique. Utilisez de l’eau stérile ou minérale, mais jamais celle des toilettes. Désinfecter le point d’injection avec un tampon alcoolisé vous permet de vous protéger au maximum des risques de poussières. Après l’injection, maintenez un coton propre au point d’injection pendant au moins 30 secondes. A défaut de récupérateur de seringues à proximité, neutralisez votre matériel usagé, cassez l’aiguille et jetez le tout (seringue, sachet , coton et eau) dans une canette que vous écrasez puis jetez-la à la poubelle. Depuis le 13 mai 1987,en France , la vente des seringues est autorisée en pharmacie. Des kits complets d’injection (Steribox®, Steribox 2®, Kap®, Kit®) sont vendus en pharmacie ou distribués gratuitement par les association de réduction des risques.

Les mélanges

Tout comme pour les boissons alcoolisées, les " cocktails " de drogues sont des mélanges dont les risques sont mal connus. Les risques encourus en cas d’abus sont réellement plus dangereux qu’avec un seul produit. D’une manière générale, la consommation d’alcool et de drogues reste un mélange dangereux.
Si l’alcool a la réputation de potentialiser les drogues, il agit comme un amplificateur sans réglage de volume.

Drogues et sexualité

Certains produit donnent l’impression d’être invincible, d’autres d’être amoureux, d’autres encore excitent la curiosité et facilitent les expériences. Les effets des drogues peuvent vous faire oublier de prendre soin de vous et de vos partenaires. Dans tous les cas, n’oubliez pas d’utiliser des capotes et du gel à base d’eau en quantité suffisante. N’oubliez pas qu’un minimum de lucidité doit être conservé.

Drogues et traitements VIH

L’usage de drogues ou de produits de substitution n’est pas, a priori, une contre-indication aux différents traitements ( VIH ou hépatites). Peu d’études sont disponibles concernant les interactions entre les drogues et les traitements anti-rétroviraux. L’usage d’alcool est contre-indiqué avec la prise de médicaments puissants comme les anti-rétroviraux. En France, un séropositif sur trois est co-infecté par le virus de l’hépatite C, et un sur dix par le virus de l’hépatite B. Une prise en charge précoce permet de bénéficier d’un meilleur soin. N’hésitez pas à vous faire dépister.

La dépendance
Sous le terme de toxicomanie, on a toujours longtemps amalgamé tous les modes de comportement et d’usage, persuadé que le produit était à l’origine de tous les problèmes et donc que la seule solution était un sevrage pour une abstinence totale.
Aujourd’hui la communauté scientifique internationale reconnaît trois modes de consommation : l’usage, l’abus et la dépendance.

L’USAGE: Occasionnel ou régulier, il est défini comme une consommation de substances psychoactives n’entraînant ni complications ni dommages. Ceci ne tient pas compte des problèmes liés spécifiquement au caractère illicite de la consommation de ces substances.

L’ABUS OU USAGE NOCIF: C’est la consommation d’une substance psycho-active préjudiciable pour la santé. Les complications peuvent être d’ordre physique ou psychique. Les dommages peuvent être psychoaffectifs, professionnels, sociaux ou économiques.

LA DEPENDANCE: C’est l’un des risques majeurs de la toxicomanie. Mais nous sommes tous inégaux devant la dépendance. Certains deviendront " accro " en très peu de temps. D’autres, avec le temps, ne le seront peut-être jamais. Si certains produits, comme l’héroïne et le tabac sont plus " accrocheurs " que d’autres, il faut souligner que la consommation compulsive d’un produit, alcool et médicaments compris, peut entraîner une dépendance. Soyez donc vigilants, observez honnêtement votre consommation. L’ENNEMI N°1 DU DEPENDANT EST LE DENI. La plupart du temps, il se ment à lui-même et aux autres. Il refuse d’accepter la réalité de sa dépendance. Il lui faut souvent perdre beaucoup (travail, amis, amour, argent),pour se rendre à l’évidence et essayer de se soigner.

COMMENT EVALUER SA DEPENDANCE ?

Utilisez-vous vraiment les drogues d’une manière récréatives ?
Posez-vous honnêtement ces questions. Leurs réponses peuvent être des signaux d’alarme.

- Si j’arrête ma consommation plusieurs semaines ;suis-je dans un manque psychologique ou physique ?
- Si je dois aller dans une fête, assister à un concert sans produit(et sans alcool),suis-je anxieux, nerveux?
- Me suis-je déjà caché pour ne pas avoir à partager mon produit ?
- Les drogues perturbent-elles mon travail, mes études, ma vie personnelle ?
- Ai-je menti plusieurs fois à mon entourage ?
- Ai-je séché mes cours parce que j’étais fatigué ?
- Suis-je régulièrement déprimé ?
- Ai-je des pertes de mémoire, des blancs ?

Si vous répondez oui à l’une de ces questions, il est peut-être temps de consulter une association ou un médecin pour vous aider à faire le point.

Info drogues

Héroïne


QU'EST-CE QUE C'EST ?

L'héroïne (blanche, drepuo, brown) est un psychotrope obtenu par raffinages successifs de l'opium, ainsi la codéine et la morphine sont également des opiacés dérivés du pavot.

L'héroïne se présente sous la forme d'une poudre blanche ou brune. Elle est souvent injectée, parfois fumée ("chasser le dragon") ou inhalée (sniff).

EFFETS ET RISQUES LIES A LA CONSOMMATION

Comme tous les opiacés, l'héroïne est un analgésique puissant. Elle combat la douleur au physique comme au moral. Certains consommateurs l'utilisent comme anxiolytique ou comme antidépresseur. Lorsqu'elle est injectée, l'héroïne provoque une violente "montée" et l'ivresse consécutive continue de s'amplifier longtemps après l'injection. On "pique du nez" c'est-à-dire que la réalité s'estompe dans une somnolence euphorique.

DOMMAGES

Comme tous les opiacés, l'héroïne provoque une dépendance physique qui s'installe après quelques semaines de consommation. L'effet de "tolérance" rend obligatoire l'augmentation des doses et la fréquence des prises. Le syndrome de manque provoque diarrhées, vomissements ou douleurs musculaires dès que l'effet du produit s'estompe. Le sevrage (décroche) nécessite une assistance médicale qui n'exclut pas les effets secondaires à long terme (insomnie, anxiété). L'overdose (O.D.) liées à la consommation d'héroÏne est un risque majeur pouvant provoquer la mort.

PRECAUTIONS D'USAGE

La prévention élémentaire des overdoses consiste à diviser ses doses par deux si l'on ne connaît pas la qualité d'un produit. La consommation par voie intraveineuse augmente les risques de contamination du sida et des hépatites. L'utilisation d'une seringue neuve par personne et par injection constitue la seule prévention efficace.


Alcool


QU'EST-CE QUE C'EST ?

L'alcool provient de la distillation de jus de fruits ou de la macération de grains. Il est contenu dans les boissons alcoolisées à doses plus ou moins fortes.

EFFETS RECHERCHES

L'alcool est une substance psycho-active consommée couramment. Si certains ne prennent jamais d'alcool pour des raisons culturelles ou religieuses, d'autres consomment de l'alcool par culte de la bonne bouffe, pour se détendre, pour avoir un contact plus facile avec les autres et pour être festifs. En effet, l'alcool stimule et relaxe. On boit aussi pour l'ivresse ou pour faire comme les autres.

DESCENTE

La "gueule de bois", la fatigue et la déprime quelquefois…

DOMMAGES

La perte du contrôle de soi-même (violence, accidents de la route), les ivresses répétées, ainsi que d'autres symptômes physiques (somnolence, voire coma éthylique, dérangements gastriques et vomissements);

La consommation chronique d'alcool, si difficile à s'avouer, devient souvent dangereuse et bascule rapidement vers un état de dépendance.

CONTRE-INDICATIONS

Faire attention en cas d'hypertension, d'épilepsie, de problèmes au foie (hépatites A-B-C…). Les mélanges d'alcool et de certains médicaments (sédatifs, calmants et anesthésiques, tranquillisants et opiacés), mais aussi de certains produits (amphétamines, ecstasy, kétamine et surtout G.H.B.) sont dangereux.

PRECAUTIONS D'USAGE

Evitez les mélanges, modérez vos consommations et surtout passez le volant à quelqu'un qui n'a consommé aucune substance psycho-active, y compris de l'alcool.


Ectasy

QU'EST CE QUE C'EST ?

C'est une substance appartenant à la famille des amphétamines (3,4-méthylène-dioxymétamphétamibe ou MDMA). En pratique, c'est souvent un mélange de substances ou alors tout autre chose : amphétamines, caféine, atropine ou médicaments divers. Se présente sous forme d'une pilule de couleur et de taille variables (souvent ornées d'un motif) ou d'une gélule que l'on gobe.

EFFETS RECHERCHES

Stimule relaxe. Exacerbe les ens. Favorise la communication. Impression de bien-être. Résistance au sommeil et à la fatigue. Exacerbe la sensualité, mais peut empêcher l'érection ainsi que l'orgasme masculin comme féminin. L'effet se fait sentir d'une demi-heure à une heure après absorption. Il est maximum pendant 2 à 3 heures (montée) puis diminue les heures suivantes (descente).

DESCENTE

Les jours suivants, risques d'épuisement et de grosses déprimes soudaines.

DOMMAGES

Nausées, maux de tête et crampes. Augmentation du rythme cardiaque et de la température du corps (exceptionnellement mortelle), déshydratation, malaises et évanouissements. Anxiété, crise de panique, risques d'accident psychiatrique pour les personnes vulnérables. L'alcool augmente tous ces risques.

EN CAS DE CONSOMMATION REGULIERE

Affaiblissement, amaigrissement, dépression. Toxicité au niveau du foie (hépatites fulminantes). Dégradation de certaines cellules nerveuses dont on ne sait pas si elle est réversible ou non.

CONTRE-INDICATION

A éviter absolument en cas de problème cardio-vasculaire, d'épilepsie, d'asthme, d'hépatite, d'insuffisance rénale, de diabète, de problèmes psychologiques, de certains traitements médicamenteux.


GHB


QU'EST CE QUE C'EST ?

Gamma Hydroxybutyrate de sodium -Gamma OH. Produit utilisé comme anesthésique. Sous forme de poudre blanche cristalline, diluée dans un verre d'eau et bue.

EFFETS RECHERCHES

Euphorie, désinhibition, chaleur émotive, un sentiment de relaxation et une hyper sensualité. Le G.H.B. est aussi connu pour ses effets aphrodisiaques.

DOMMAGES

Dépression respiratoire, crises d'épilepsie, voire un coma. Risques assez rares d'amnésie profonde à certains dosages.

Le G.H.B. ne doit pas être mélangé avec des opiacés ou des tranquillisants.

L'ALCOOL, ASSOCIEE AU GHB, PROVOQUE DES COMAS.

Ne jamais boire d'alcool avant, pendant et après la consommation de GHB. Incompatibilité totale du G.H.B. et de l'alcool.

PRECAUTIONS D'USAGE

Soyez très prudents sur le dosage. Les effets sont très variables. On n'est jamais sûr de la teneur réelle de produit actif, y compris pour de très faibles doses.


Cannabis


QU'EST CE QUE C'EST?

C'est le plant femelle du chanvre indien qui est cultivé pour ses propriétés psycho-actives et thérapeutiques. Consommé majoritairement par fumée (joint, pipe à eau). Il est aussi bu en infusion dans du lait, ou mangé en gâteaux (space-cake), et inhalé en décoction. Il y a la plante séchée (herbe, ganja), voire compressée, des blocs de résine (shit, H, haschich), et l'huile. Les effets nocifs du cannabis sur la santé sont à certains égards moins importants que ceux d'autres produits.

EFFETS RECHERCHES

Modification de la perception et de l'attention. Effet relaxant et de détente, euphorisant. Stimule les associations d'idées incongrues et la communication. Désinhibiteur léger, il peut stimuler la socialisation et favoriser le rapport aux autres. Les effets psycho-actifs du cannabis sont généralement facilement gérables.

DOMMAGES

Chez certains, ralentissement des réflexes ("être stone") et chez d'autres, excitation ("être right"). Des variétés fortes peuvent provoquer des états perturbants, voire angoissants. Pertes d'équilibre et rares risques de nausées accompagnées de vertiges et sueurs froides.

DESCENTE

Stimulant de l'appétit, donc risques pour les frigos et "crises de foie".

EN CAS DE CONSOMMATION REGULIERE

Le cannabis ne provoque pas de dépendance physique, mais à long terme peut provoquer une dépendance psychique. La consommation régulièrede canabis peut favoriser une baisse de la mémoire et de l'attention, une certaine apathie, voire une démotivation, surtout en cas d'inactivité. Le tabac, souvent mélangé au cannabis, est une substance hautement cancérigène et addictive qui entraîne des maladies graves.

CONTRE-INDICATIONS

Des états anxieux peuvent évoluer en véritables crises d'angoisse et de paranoïa chez certains usagers. Attention à l'huile et aux variétés fortes de cannabis qui peuvent provoquer des hallucinations auditives et visuelles très perturbantes, et amener des "bad-trips" redoutables.


Poppers


QU'EST CE QUE C'EST ?


Les poppers, différents dérivés de nitrite, doivent leurs noms au bruit d'ouverture des premières ampoules disponibles "pop", ils sont sniffés à partir de la bouteille. Les nitrites d'amyle, de butyle et de pentyle, les premiers en circulation, sont maintenant interdits en France depuis 1990. D'autres restent autorisés à la vente. Ces nitrites sont utilisés dans le traitement de certaines maladies cardiaques.

EFFETS RECHERCHES

Effet quasiment immédiat, brève bouffée vertigineuse et stimulante de 30' à 2 minutes. Désinhibition : sensation de vive chaleur interne exacerbée.

DOMMAGES

Erythèmes (plaques de rougeur sur la peau), céphalées, les maux de tête peuvent être violents mais sont souvent de courte durée. Augmentation de la pression intraoculaire. Vertiges et tachycardie.

EN CAS DE CONSOMMATION REGULIERE

Problèmes passagers d'érection. On peut observer une fatigue liée à la baisse d'oxygénation du sang qui peut aller jusqu'à donner un aspect gris bleuté de la peau appelé "cyanose".

CONTRE-INDICATIONS

Ne jamais associer du Viagra® risques de troubles cardiaques pouvant être mortels. De nouvelles formules de "concentré de poppers" provoquent des vertiges violents voire des malaises.