Abécédaire
SOMMAIRE
Inflammation(s) aïgue(s) ou chronique(s) des
ganglions qui augmentent de volume.
Cause : maladie
infectieuse (voir "ganglions") ou tumorale.
Sommaire
La consommation excessive,
même occasionnelle,
diminue la vigilance et entraîne des comportements
sexuels avec prise de risques habituellement contenus.
Ces "alcoolisations" signifient un manque
de confiance en soi qui peut être pris en charge
par une psychothérapie (individuelle ou en groupe
de soutien), Alcoolisme = Dépendance.
Sommaire
Manifestations multiples : cutanées (démangeaisons
locales ou étendues, permanentes ou intermittentes,
urticaire, petites rougeurs), respiratoires (asthme,
sinusite, rhume des foins) digestives, diarrhées...
Causes : alimentaires, médicamenteuses, etc.
Sommaire
Parasites intestinaux qui peuvent se transmettre par
voie sexuelle (notamment contacts bouche/anus). Transmis
surtout par l'alimentation.
Symptômes : ballonnements, diarrhées
intermittentes sans apparemment de cause alimentaire,
douleurs abdominales, glaires et traces de sang dans
les selles mais aussi "coups de pompe" inexpliqués.
Examen de selles indispensable effectué dans
un laboratoire qualifié.
Incubation : de 1 à 2 semaines.
Traitement : par comprimés. 2 semaines de traitement
environ. Guérison complète.
Savoir : sans qu'il (elle) ne présente de signe évident
d'amibiase votre partenaire doit néanmoins se
faire soigner (voir "PORTEUR(s) SAIN(S")
).
Sommaire
L'anus est une zone érogène quelle que
soit l'orientation sexuelle. En dehors de tout traumatisme
direct (déchirure par ongles, papier hygiénique,
sodomie, accessoires), les douleurs anales ont de multiples
causes :
•abcès : infection localisée, douleur
permanente, perturbant le sommeil. Fièvre. Parfois
ganglions dans l'aine. Pas obligatoirement d'origine
sexuelle.
•chancre syphilitique : plaie plus ou moins douloureuse (en général
peu douloureuse). Peut faire penser à une crise hémorroïdaire.
Accompagnée de ganglions dans l'aine (voir "SYPHILIS").
•fissure anale : sensation de déchirure au passage des selles. La douleur
s'estompe et réapparaît quelques minutes après sous forme
de crampe pouvant durer plusieurs heures.
•fistule anale : conduit filiforme provoquant un suintement permanent plus ou
moins clair, plus ou moins chronique. A la longue : fatigue, fièvre.
Justifiable d'une intervention chirurgicale sous anesthésie générale.
Attention les symptômes de la fistule anale sont en général
discrets et peuvent ne pas vous alerter tout de suite.
•hémorroïdes : voir ce mot.
•herpès : douleurs très vives. Voir ce mot.
•mycose : démangeaisons, rougeur locale. Voir ce mot.
•oxyures : parasites intestinaux (petits vers blancs de quelques millimètres).
Démangeaisons plus ou moins cycliques, surtout le soir, à la
chaleur.
Sommaire
N'en prenez pas à tort et à travers
devant le moindre rhume, le moindre coup de froid ou
sous prétexte qu'un jour un produit vous a été efficace.
Une dose insuffisante masque la maladie qui, immanquablement,
réapparaîtra, modifiée, plus difficile à détecter
et à traiter. De plus, vous pouvez créer
des résistances à un antibiotique. N'arrêtez
pas un traitement prescrit même si rapidement
vous notez une très nette amélioration.
Sommaire
Terme scientifique pour "chaude pisse".
Témoignage de nos jours le plus souvent d'un
rapport non protégé. D'où faire
un test VIH , 10 à 12 semaines après
toute maladie sexuellement transmissible.
Contamination sexuelle. On distingue : • les urétrites
: (voir ce mot)
•les blennorragies ano-rectales : infections de l'anus
et rectum. Évolution
lente (c'est souvent le partenaire qui donne l'alerte).
Symptômes la plus plupart du temps discrets
: fausses envies d'aller à la selle, démangeaisons
anales, vagues sensations de cuisson à l'anus
(ne pas confondre avec une crise hémorroïdaire
qui lui ressemble grandement).
Incubation : quelques
jours, une semaine, parfois plus.
Traitement : antibiotiques appropriés prescrits
par votre médecin. Nécessité d'examens
au laboratoire. Guérison complète sans
suite. Pas de vaccin. Récidive possible si nouvelle
contamination. Nécessité de traiter le
(ou les) partenaire(s).
Sommaire
Ne négligez pas votre état bucco-dentaire.
Changez souvent de brosse à dents. Faites régulièrement
des détartrages qui évitent la formation
de la plaque dentaire source de gingivites (gencives
douloureuses et sanguinolentes); gingivites et aphtes
sont autant de portes d'entrée pour les microbes
et les virus notamment le VIH. Ne partagez pas votre
brosse à dents.
Sommaire
Microbe responsable du trachome (affection de l'œil,
conjonctivite, paupières) et agent causal de
maladies sexuellement transmissibles. De plus en plus
fréquent. Près de 50% des urétrites
sont dues aux chlamydiae. Responsables de nombreux
cas de stérilité féminine.
Symptômes : mini-écoulement matinal à la
verge, guère (ou pas) de brûlures en urinant,
qui dure, identique à lui même des jours,
des semaines mais on est contagieux. Ganglions plus
ou moins sensibles dans les aines. Diagnostic difficile.
Traitement : antibiotiques appropriés pendant
2 à 3 semaines.
Négligés ou insuffisamment traités,
les chlamydiae peuvent provoquer des complications
(prostatite) et éventuellement stérilité féminine
par atteinte des trompes.
Sommaire
Ablation du prépuce (peau recouvrant le gland)
pour des raisons confessionnelles, culturelles ou mécaniques
(voir "PHIMOSIS"). Chez l'adulte elle se
pratique de plus en plus sous anesthésie loco-régionale
(toute la verge) et en ambulatoire (opéré le
matin, on rentre chez soi le soir). Prise en charge à 70%
par la Sécurité sociale. Suites opératoires
simples : prévoir trois semaines de repos érotique.
La circoncision ne modifie en rien la jouissance. On
lui trouve parfois une justification esthétique
lorsqu'elle n'a pas de justification médicale.
Sommaire
Anneau en acier, en caoutchouc ou bracelet en cuir,
adaptable, qui enserre la racine de la verge et les
bourses. En faisant barrage - incomplet - à la
circulation veineuse, permet des érections plus
dures et des chutes d'érections moins rapides.
Éviter les cock-rings en laiton, en cuivre,
en nickel - anneau de rideau - qui provoque rapidement
des irritations (vert-de-gris) de la peau et parfois
un eczéma (phénomène identique
pour les bracelets-montres).
Incidents : trop serré, il peut provoquer des
hématomes superficiels ("bleus") très
spectaculaires, parfois très étendus à une
partie de la verge et les bourses, ou internes, avec
possibilité d'uriner un peu de sang (urines
rosées ou contenant des filaments rougeâtres).
Voyez votre médecin. La compression continue
peut aussi déclencher des inflammations locales
("gonflements").
Sommaire
Toutes les pratiques sexuelles n'ont pas le même
risque de transmission. On peut contracter des microbes
ou des virus en embrassant, en suçant, en se
faisant sucer, en sodomisant, en se faisant sodomiser.
Savoir : les lésions de la peau (petite coupure,
irritation locale) et des muqueuses (gland irrité,
gencives fragilisées...) facilitent l'entrée
des microbes et des virus, notamment le virus VIH et
le tréponème, responsable de la syphilis
: c'est la notion de "porte d'entrée",
de mini-érosion, de micro-plaie.
Sommaire
Petites excroissances de peau d'aspect blanc-rosé,
comparables à des verrues de quelques millimètres,
isolées ou groupées en bouquet, en amas.
Non douloureuses. Se développent parfois très
rapidement. Appelées aussi condylomes acuminés
ou végétations vénériennes.
Transmission par voie sexuelle. Dues à un virus.
Auto-inoculation lors de micro-traumatismes (on se
gratte).
Localisations : pourtour du gland (à ne pas
confondre avec de tous petits spicules de chair, blancs,
en couronne autour du gland), commissures des lèvres,
région anale (interne et/ou externe). Contagieuses
par simple contact.
Incubation : de quelques jours à plusieurs
mois (jusqu'à 6 mois et plus).
Traitement : médical (application d'azote liquide
(cryothérapie), électrocoagulation ou
laser sous anesthésie locale lorsqu'elles sont
externes ou chirurgical sous anesthésie locale
ou générale selon l'importance et la
localisation. Récidives fréquentes même
après traitement adéquat. Examen et éventuel
traitement du (de la) (des) partenaire (s).
Sommaire
| DÉPRESSION NERVEUSE/DÉPRIME |
Baisse ou disparition du tonus psychique qui peut
se manifester de différentes façons et
principalement par une perte d'intérêt
pour les choses, les gens - y compris pour soi-même
- et même pour le sexe. Tout un chacun peut en être
victime. Si vous sentez que cet état a tendance à s'installer
ou à revenir, consultez votre médecin.
Pas de médicament ou de tranquillisant sans
avis médical.
Causes variées : sentimentales, familiales,
professionnelles, raisons de santé.
Sommaire
Substance, licite ou non, pouvant altérer l'état
de conscience et les facultés intellectuelles.
Crée une DÉPENDANCE physique et/ou psychologique
(alcool, haschich, cocaïne, héroïne,
poppers, ecstasy...).
Attention: la perte de maîtrise de soi est un
facteur supplémentaire de RISQUE de contamination
lors des rapports sexuels.
Sommaire
Contacts bouche/verge. Si MINIME soit-il le RISQUE
existe de contracter le virus VIH au cours d'une fellation
(ou "pipe") quel que soit le rôle tenu
("sucé" ou "suceur") même
s'il n'y a pas eu d'éjaculation. On observe
de plus en plus fréquemment des cas de SERO-CONVERSION
(voir "séro-conversion à VIH")
dues à des fellations. La présence de
VIH dans la salive, dans les sécrétions
pré-éjaculatoires, le sperme n'est pas
suffisante: c'est la notion de MICRO-PLAIE par où pénètre
le virus (mini-plaie sur la langue, les gencives...)
qui est CAPITALE, d'où la nécessité d'avoir
une bonne hygiène bucco-dentaire et celle...
d'utiliser des préservatifs pour la fellation.
Sommaire
Pratique érotique consistant en une pénétration
anale des doigts, la main, le poignet, voire de l'avant-bras.
Nullement anodine, diplomatie, délicatesse,
lubrifiant, ongles courts et bien limés et surtout
gants en latex (protection vis-à-vis du VIH)
sont les conditions indispensables pour éviter
les accidents parfois dramatiques (déchirure
hyper douloureuse de l'anus, véritable urgence
chirurgicale, hémorragie, cataclysme...).
Capital : l'intestin est insensible à la douleur,
d'où la possibilité de perforations très
graves qui n'apparaissent pas immédiatement.
Un conseil : l'envie réciproque et la connaissance
de la technique sont nécessaires. Inutile de
sacrifier à une mode si l'envie ne vous habite
pas.
Sommaire
Affection cutanée due à un parasite
- un acarien qui vit et pond ses oeufs dans la peau.
Se transmet par contact direct ou par l'intermédiaire
de linge souillé (draps, linge de toilette).
Signes : démangeaisons sur les avant-bras,
le ventre, entre les doigts, etc..., survenant lorsque
vous avez chaud, la nuit notamment. Lésions également
sur les bourses, même sur la verge.
Traitement : douche (ou bain)
très chaud (s).
Savonnage. Brossage puis application, du cou aux orteils,
de Scabecid, Ascabiol ou, plus moderne mais pas plus
efficace, de Sprégal (tous ces produits sont
vendus en pharmacie sans ordonnance). Laissez sécher.
Changez de sous-vêtements, vêtements, linge
de toilette, draps. Gardez le produit 12 heures. Douche.
Éventuellement nouvelle application. Pas plus,
sinon vous risqueriez des lésions cutanées
dues, non à la gale, mais au produit. La gale
n'est pas une maladie de gens "sales". Nécessité de
traiter le (ou les) partenaire (s).
Sommaire
Petits(s) renflement (s) arrondi (s) siégeant
aux aisselles, dans les aines, sur les faces latérales
du cou, à la nuque... Volume variable : d'une
lentille à un pois ou une noisette. Sorte de
barrage/témoin d'une infection. Augmentent de
volume - et sont parfois douloureux - lorsque la zone
qu'ils drainent est infectée
(voir "ADÉNOPATHIES").
Sommaire
Substitut pénien. N'ayez pas l'organe plus
important que l'envie. Savoir : l'intestin est insensible à la
douleur (voir "FIST-FUCKING"). Préférez
les matériaux semi-rigides. Pas d'objets contondants,
SVP. Bien le lubrifier. Bien le nettoyer après
usage. Pour plus amples précautions, le recouvrir
d'un préservatif. Et... chacun le sien.
Sommaire
Lésion pigmentée faite de cellules mélaniques.
A surveiller, notamment en cas d'exposition au soleil.
Toute augmentation de taille, changement de couleur
doivent attirer l'attention. Risques possibles de cancérisation.
Le dermatologue peut l'enlever et le faire analyser.
Sommaire
Dilatations variqueuses des veines ano-rectales. Externes,
visibles (petites tuméfactions bleuâtres)
ou internes (dans le canal anal).
Symptômes : irritation anale, démangeaisons,
sensation de pesanteur. Augmentent de volume à l'effort.
Parfois réductibles avec le doigt. Plus ou moins,
suintement local, saignement ou sang rouge arrosant
plus ou moins les selles, spectaculaire.
Complications : thrombose (= poche de sang très
douloureuse, dure, de la taille d'une noisette ou d'une
noix). Certaines thromboses hémorroïdaires
sont justifiables d'un acte chirurgical urgent. Infection.
N'appliquez pas n'importe quelle pommade. Voyez votre
médecin afin de ne pas passer à côté d'un
herpès
Prévention : évitez d'être constipé.
Suppression des épices et de l'alcool.
Traitement : sclérose sous anesthésie
locale ; l'intervention chirurgicale n'est pas systématique
; cryothérapie. Il n'y a pas de corrélation
nette entre acte sodomique et aggravation/amélioration
des hémorroïdes.
Sommaire
Affection du foie par un agent infectieux (virus A,B,C,
Delta, E...) ou par agent toxique (alcool, médicaments...).
HÉPATITE A : due au virus A. Transmission orale
(aliments, eau contaminée et/ou contacts sexuels
bucco anaux). Le virus peut se trouver dans les fruits
de mer, crustacés, coquillages et... dans les
selles. Souvent spectaculaire : quelques jours, une
semaine, 2 à 6 semaines maximum après
contamination, apparition de la "jaunisse" (peau
colorée en jaune orangée, urines foncées
("Coca Cola"), selles décolorées
(mastic), avec ou sans troubles digestifs (nausées,
perte d'appétit, plus ou moins diarrhées).
Guérison spontanée en un mois environ
sans séquelle.
Pas de traitement. Pas de forme chronique.
Vaccin anti-hépatite A (pour les personnes
non immunisées par le virus A) : 1 injection.
Prix : 42 €.
Non remboursé par la Sécurité sociale.
A recommander pour ceux qui risquent d'être exposés
au virus (voyageurs, personnels de santé, militaires...).
En Occident une hépatite sur deux est due au
virus A.
HÉPATITE B : Provoquée par le virus
B qui est présent dans la salive, les urines,
le sang, le sperme. Transmissible le plus souvent par
voie sexuelle mais aussi par voie sanguine (toxicomanie
intra-veineuse). Incubation : 4 à 6 semaines,
voire jusqu'a 6 mois.Symptômes : au début fatigue, fièvre
persistante (38°C), parfois signes digestifs comparables à un état
grippal ; puis apparition, ou non de la "jaunisse".
Devant une fatigue inexpliquée, une perte d'appétit,
un amaigrissement, savoir penser à l'hépatite
B : en ce sens, faire pratiquer des examens sanguins
(dosage des transaminases).
Traitement : repos, régime sans alcool et avec
peu de graisses animales. Pas de médicament.
Guérison spontanée en plusieurs semaines,
parfois plusieurs mois. La plupart du temps bénigne.
Néanmoins dans 10% des cas, des complications
invalidantes (amaigrissement, fatigabilité).
L'hépatite B peut très bien passer inaperçue
d'où la nécessité de pratiquer
des tests sanguins avant toute vaccination anti-hépatite
B. Une fois qu'on a eu une hépatite B, on ne
peut pas l'attraper de nouveau: on est immunisé.
Près de 80% des hépatites B passent inaperçues.
Et près de 10% passent à la chronicité,très
souvent sans symptômes vrai ; on
n'en est pas moins contagieux pour autrui. La chronicité,
peut durer un an, deux, voire plus et peut évoluer
vers une cirrhose et, à la longue, vers un cancer
du foie. Une fois installée la chronicité évolue
dans 30% des cas vers la cirrhose (le risque de cancer
du foie est d'environ 40%). L'hépatite B chronique "active" -
c'est la ponction/biopsie du foie qui évalue
l'activité virale - est justifiable de traitements
appropriés au long cours.
Vaccination anti-hépatite B : 2 injections
sous-cutanées à un mois d'intervalle
; 3e injection 6 mois plustard. Rappel 1 an après
et tous les 5 ans. Remboursé à 65% par
la Sécurité sociale. Excellente efficacité.
Très bonne tolérance. Prix : 18,6 €.
Un conseil : si vous souhaitez vous faire vacciner
contre l'hépatite B, faites faire, avant, des
tests spécifiques afin de savoir si vous n'êtes
pas immunisé au cas où vous auriez eu
une hépatite B sans vous en apercevoir.
HÉPATITE C : provoquée par le virus
nommé C.
Transmission : sanguine rarement sexuelle (néanmoins
en augmentation). Groupes à risque : toxicomanes,
sujets ayant reçu du sang ou des dérivés
sanguins (tatouage, piercing) et certains examens médicaux
(gastro, colo+++). Passe la plupart du temps inaperçue.
Souvent associé au virus VIH: la coinfectionVIH/Hépatite
C se trouve chez environ 8 à 10%
des gays séropositifs VIH.
Dépistage: par un examen sanguin pris en charge à 65%
par la Sécurité Sociale. 75% des cas
virent à la chronicité. Risque de cirrhose
puis de cancer du foie pratiquement égal à celui
existant pour l'hépatite B chronique. Pas de
vaccin.
Traitement : injection d'Interféron associées à la
Ribavirine si l'hépatite C chronique est "active" (seule
la ponction/biopsie du foie peut évaluer l'activité virale).
Sommaire
Dû à un virus. Contamination en général
sexuelle. L'herpès revient souvent dans certaines
conditions : décalage horaire, fatigue, soleil...
Herpès labial : ("bouton de fièvre") à la
commissure des lèvres.
Herpès génital : petit bouquet de mini-vésicules
claires sur fond rouge vif, parfois plusieurs érosions
accompagnées d'une inflammation locale plus
ou moins étendue. Siège: gland, prépuce,
col utérin (invisible), vulve.
Herpès anal : souvent très douloureux,
pouvant être confondu avec une crise hémorroïdaire.
L'herpès génital peut masquer - ou être
confondu avec -une plaie syphilitique, d'où la
nécessité de pratiquer un examen sanguin
pour détecter une éventuelle syphilis.
La première crise d'herpès génital
intervient de 7 à 21 jours après le contact
contaminant. Peut s'accompagner de fatigue, de maux
de tête, de ganglions.
Traitement : n'appliquez pas
n'importe quelle pommade, certaines aggravent l'herpès. En cas de crises
répétitives, un traitement peut-être
conseillé, parlez-en à votre médecin
généraliste.
Consultez votre médecin devant la moindre plaie
sexuelle. Cicatrisation en 1 ou 2 semaines. Contacts
sexuels à éviter au moment des poussées
aiguës. Banal mais... récidive fréquemment.
Seules les récidives anales, génitales
qui invalident sont justifiables d'un traitement à moyen
ou à long terme (comprimés de Zélitrex)
; les autres crises peuvent être raccourcies
par un traitement précoce.
Sommaire
Voir "SEXUELLE(S) DIFFICULTÉ(S)"
Sommaire
Délai entre le contact avec le microbe ou le
virus et les premières manifestations de l'infection.
Très variable d'une maladie à l'autre.
Période souvent contagieuse pour le (la ou les)
partenaire(s).
Sommaire
Serait due au virus HHV8 (famille des herpès-virus)
dont l'entrée en action serait facilitée
par une portion du VIH. Son apparition n'est pas systématiquement
liée au déficit immunitaire.
Taches lie-de-vin, bien limitées, fermes, légèrement
surélevées, ne grattant pas, ne s'effaçant
pas à lapression, de la taille d'une lentille à quelques
centimètres. Peuvent rester stationnaires des
mois.
Siège : plante des pieds, chevilles, dos, bouche
(palais, gencives).Depuis l'avènement des thérapies anti-VIH
les taches de Kaposi se sont raréfiées.
Traitement : hors
le traitement anti-VIH, des traitements spécifiques appropriés
au HHV8.
Sommaire
Purificateur ou préparatoire, le lavement n'est
ni à bannir ni à utiliser systématiquement.
Pas de jets brutaux. De la douceur. Eau tiède
(il est préférable de ne pas ajouter
de produit désinfectant).
Savoir: les produits antiseptiques, trop concentrés,
décapent la pellicule superficielle protectrice
du rectum et en modifient l'écologie, d'où constipation
secondaire et fragilisation de la muqueuse. Volume
modéré. Trop de liquide risque de remonter
dans le colon (diarrhée). Éviter la véritable
douche rectale qui fragilise la muqueuse et la rend
plus perméable aux microbes.
Sommaire
Produits qui facilitent le glissement et/ou la pénétration.
N'utilisez que des lubrifiants solubles à l'eau.
Pas de lubrifiant gras car il rend le latex des préservatifs
poreux d'où possible déchirure du préservatif
et passage du virus VIH. En vente en pharmacie: Hyalomiel,
Prémicia, Try. En vente en hypermarché :
Vendôme, Hansaplast.
Sommaire
Appelés également "poux du pubis".
S'accrochent à la racine des poils (inutile
de se raser, la lame leur passe dessus): leurs oeufs
(lentes) sont fixés aux poils. Parasites gris
clair, gris foncé, de 2 mm. Cycle de reproduction:
15 jours. L'œuf éclôt en 1 semaine.
Visibles à l'œil nu. Le contact direct
est nécessaire pour les attraper..
Signes : démangeaisons dans la région
pubienne, mais les morpions peuvent loger partout où il
y a des poils (région anale, torse, aisselles,
jambes, cuisses...). La découverte de petites
taches noirâtres de la taille d'une tête
d'épingle dans le slip ou le caleçon
est typique.
Traitement : poudre Aphtiria,
du cou aux pieds, ou SprayPax en aérosol (les deux en vente en pharmacie
sans ordonnance) pendant au moins 12 heures . Changez
de sous-vêtements, vêtements, linge de
toilette et de draps. Saupoudrage une nuit. En fin
de traitement, faire bouillir le linge en machine (90°C)
avec de l'eau de Javel. La découverte de morpions
n'est pas un signe de malpropreté.
Sommaire
| MST=Maladie Sexuellement Transmissible |
Ce sont : blennorragies, crêtes de coq, syphilis,
hépatites, herpès, SIDA, (voir ces mots).
Après avoir presque disparu dans les années
80/90 les M.S.T. sont en nette recrudescence ce qui
signifie un relâchement certain dans les attitudes
de prévention. Les M.S.T. se soignent bien mais
elles multiplient par 100 le risque face au Sida.
Sommaire
Provoquée(s) par des champignons microscopiques.
Principales localisations :
- la peau : sur le torse, le dos (pityriasis versicolor),
les bras (tâches blanchâtres), dans les
plis des aines, entre les orteils, autour de l'anus,
au niveau de la plante des pieds. Atteinte fréquente
des ongles.
- le tube digestif : la bouche (muguet), l'œsophage,
l'intestin (diarrhée) (irritation anale) - les
organes génitaux: le gland (rougeur, sensation
de cuisson, parfois plusieurs petites plaques rougeâtres:
ne pas confondre avec l'herpès), la vulve, les
grandes et petites lèvres, le vagin.
Traitement : poudre, pommades
appropriées.
Parfois nécessité d'ajouter un traitement
par comprimés au long cours.
Savoir : il faut souvent
des traitements très
longs, plusieurs mois, pour parvenir à bout
d'une mycose. Hauts lieux de contamination: saunas,
piscines, gymnases.
Sommaire
Impossibilité de décalotter le gland.
Complet ou incomplet (possibilité de coulissage
uniquement au repos). Dû au fait que la peau
qui recouvre le gland - le prépuce - est trop
resserrée. Le phimosis complet favorise le développement
de sécrétions de fermentation nauséabondes
("fromage blanc") qui irritent le gland.
Le phimosis peut nuire aux ébats amoureux.
Traitement : circoncision (voir ce mot) ou simple
correction chirurgicale.
Para-phimosis : frein court (déchirure ou rupture
mécanique possible lors de la pénétration
ou de la masturbation).
Sommaire
Pratiqué dans des conditions d'hygiène
et de sécurité, n'est pas plus dangereux
qu'une pose de boucles d'oreille.
Assurez vous de la désinfection du matériel,
exigez du matériel stérilisé.
Mini-saignements possibles pendant quelques jours après
la pose, d'oû la nécessité de redoubler
de précautions dans les contacts sexuels. Savoir
: la cicatrisation demande parfois plusieurs mois.
Conseil : chaque jour désinfectez et faites
tourner anneau ou barrette.
Sommaire
On peut être porteur d'un microbe, d'un virus
sans pour autant être malade mais on devient
un vecteur pour autrui qui, lui, peut être réceptif
au microbe, au virus, donc malade. La médecine
du devenir tend à traiter, quand cela est possible,
les porteurs sains, pour éradiquer les maladies.
Synonyme: porteur asymptomatique.
Sommaire
(Voir également "CONTAMINATION' ; "FELLATION" ; "FIST-FUCKING" ; "PORTEUR(S)
SAIN(S)" "SEXE A MOINDRE RISQUE" "SODOMIE".)
Face au virus du SIDA aucune pratique sexuelle n'est
exempte de risque, quelle que soit sa durée,
son intensité, même en évitant
le sperme dans le vagin, le rectum, la bouche. Il est
des pratiques à très haut risque (pénétration
anale ou vaginale sans préservatif), d'autres à plus
faible risque (contacts bouche/sexe, bouche/anus),
d'autres enfin à très faible risque,
néanmoins réel (le baiser profond: notion
de mini-plaie sur une gencive, à la langue,
aux lèvres...). Le sexe sans risque, face au
VIH, est une illusion.
Sommaire
Étui en latex, extensible. Très solide.
Avec ou sans réservoir, lubrifié ou non,
aromatisé ou non. Excellent moyen pour éviter
les maladies sexuellement transmissibles, SIDA compris,
mais n'est pas une garantie à 100% (un préservatif
mal utilisé peut se déchirer, rester
sur place (dans le rectum ou le vagin). Rappel: le
préservatif est (aussi) un moyen contraceptif.
Vendu par boîte de 3, 6, 12. En vente libre dans
les pharmacies, les grandes surfaces au rayon hygiène,
dans des distributeurs automatiques, par correspondance
ou dans les sex-shops. Prix moyen unitaire : de 0,15 à 0,90 € selon
les marques. Moins chers en grandes surfaces.
Conseils pour un bon usage : l'apprentissage est indispensable
sinon insatisfaction, gêne, erreurs. Commencez
par vous entraîner seul, pour vous familiariser
avec l'objet. Déchirez l'emballage avec les
doigts et non avec les dents (attention aux ongles:
une déchirure est toujours possible). Attendre
d'être en érection complète, repérer
le sens du déroulement du préservatif,
le poser sur le gland, pincer le réservoir pour
ménager un espace qui recueillera le sperme
et évitera une surtension responsable d'une
rupture, puis dérouler le préservatif
complètement. Après l'éjaculation,
retirer le préservatif avant que l'érection
ne chute en maintenant la base de la verge pour éviter
toute fuite de sperme. Faire un nœud et jeter
l'objet dans la poubelle et non dans les toilettes,
le préservatif n'étant pas biodégradable.
Savoir : le préservatif peut être un
objet érotique dans le rituel amoureux. Le lubrifiant
(voir ce mot), complément indispensable, facilite
le glissement et empêche les ruptures.
En cas d'accident : les ruptures sont rares mais elles
existent. Pas de panique: la contamination par le VIH
n'est pas systématique. Se laver le sexe, uriner
pour certains, aller à la selle, pratiquer un
lavement doux à l'eau sans y ajouter un produit
désinfectant pour les autres ; douche vaginale
pour d'autres encore.
En cas d'accident, vous pouvez avoir recours à un
traitement post-exposition (voir VIH)
Principales marques (elles portent toutes le label
NF) : en pharmacie (Prophyltex, Durex, Manix... ),
par correspondance (Soft, Duo...), dans les grandes
surfaces (Hansaplast, Prépharma... ), dans les
sex-shops... Vérifiez la date de péremption.
Ne pas les laisser traîner dans la boîte à gants,
au soleil... II faut les avoir à portée
de main, dans le portefeuille, dans la table de nuit...
Un préservatif ne sert qu'UNE SEULE et UNIQUE
fois. Si, au cours de vos ébats amoureux, il
y a eu 3 rapports sexuels, cela suppose que 3 préservatifs
ont été utilisés.
Savoir : on peut être allergique au latex (rougeur
du gland, démangeaisons anales).
Sommaire
Organe interne unique situé à la racine
de la verge. Accessible par le toucher rectal. De la
taille d'une noix. Traversée par le canal de
l'urètre (qui laisse passer les urines venant
de la vessie). Grossit avec l'âge - à partir
de 55/60 ans - d'où les possibles compressions
de l'urètre qui provoquent des difficultés
urinaires (on se lève plusieurs fois la nuit
pour uriner, on est obligé de "pousser" pour
uriner).
L'intervention chirurgicale qui rétablit le
passage est actuellement un acte presque banal et n'a
aucune conséquence vraiment néfaste sur
la sexualité. La prostate secrète un
produit qui entre dans la composition du sperme. L'idée
selon laquelle la jouissance sodomique homosexuelle
est liée au massage de la prostate demeure un
mythe qui reste à démontrer.
Prostatite : infection de la prostate par un (ou des)
microbe(s). Peut être une complication d'une
urétrite négligée ou insuffisamment
soignée.
Sommaire
Techniques qui ont pour but de clarifier, voire de
résoudre des troubles dont l'origine est essentiellement
psychologique. Elles utilisent la parole (entretiens
en face-à-face, psychothérapie de soutien,
psychanalyse, psychodrame, groupes de parole autour
du VIH...) et/ou le corps (yoga, relaxation... ). Impliquent
une réflexion a minima sur soi, sur le passé,
sur le quotidien sentimental, sexuel, familial, professionnel.
Ne sont pas la panacée à tous les maux.
Nécessaires en cas de mal de vivre, de déprime,
d'angoisses répétitives ou chroniques.Ne
pas craindre de consulter... préventivement.
Sommaire
Version française du concept américain "safer
sex". Ensemble de techniques érotiques
qui excluent des pratiques sexuelles, de nos jours,
très risquées à cause du virus
du SIDA (pénétration vaginale ou anale,
contacts bouche/verge) dont le but primordial demeure
l'obtention du plaisir, au profit de gestes beaucoup
moins contaminants (caresses, masturbations réciproques,
massages, léchage; à deux ou à plusieurs).
Savoir : le risque zéro en sexualité n'existe
pas.
Sommaire
Les difficultés sexuelles (bander "mou",
débander facilement, jouir très vite,
bander sans parvenir à jouir, ne plus ressentir
aucun désir pour quiconque) ont des origines
multiples et ne sont pas, au sens classique, des maladies
: ce sont des symptômes, des messages. Elles
impliquent que vous vous posiez des questions sur votre
sexualité, sur vous-même, sur vos relations
familiales ou professionnelles... Leur répétition
doit vous mettre en éveil et vous inciter à consulter
quelqu'un. L'incident de parcours est banal et arrive à tout
le monde. Il n'y a pas de remède-miracle, encore
moins de médicaments magiques.
Sommaire
= Syndrome Immuno-Déficitaire Acquis. Forme
la plus grave de l'infection à VIH (voir ce
mot). Après une période de quelques mois à quelques
années sans aucun symptôme (ganglions
banals: cou, aisselles...) une personne séropositive
peut présenter des signes d'affections mineures
: fièvre, fatigue au long cours, amaigrissement,
mycose buccale (voir ce mot). Cela peut durer des mois,
des années. Dans cette période caractérisée
par des signes mineurs, des médications anti-rétrovirales
sont de plus en plus prescrites en fonction du bilan
immunitaire (notamment le taux de CD4) et de la charge
virale VIH (voir ce mot) ; le traitement a pour objectif
de maintenir une charge virale VIH aussi faible que
possible ("indétectable") et de prévenir
et de soigner l'apparition d'affections opportunistes.
L'arsenal thérapeutique ne cessant d'augmenter
on dispose actuellement d'une bonne quinzaine de produits
(Analogues Nucléosidiques, anti-protéases,
Analogues Non Nucléosidiques etc. ...). Grâce à un
suivi régulier, en ville ou à l'hôpital,
et à une médication permanente le plus
souvent une tri-thérapie, les affections graves
sont de plus en plus repoussées dans le temps.
Ces affections graves touchent:
•les poumons : pneumocystose, tuberculose...
•le cerveau : encéphalite, toxoplasmose...
•l'œil: rétinites...
•les intestins: cryptosporidïose...
•la peau: maladie de Kaposi (voir ce mot)...
Sommaire
Pratique sexuelle qui n'est pas réservée
aux gays. Fréquence et intensité ne modifient
pas l'élasticité de l'anus. Aucune corrélation
scientifique n'a été établie entre
sodomie et cancer du rectum, entre sodomie et incontinence.
Accidents : allergie à un lubrifiant, déchirures
anales douloureuses (ongles, accessoires), irritation
passagère secondaire à quelques brusqueries.
Savoir : un anus, par trop contracté, forcé par
quelque sexe volontariste, peut être à l'origine
d'une déchirure du frein du partenaire (mini-ligament
qui relie gland et prépuce). La déchirure
du frein provoque une petite hémorragie, brutale,
spectaculaire (comprimez le frein avec les doigts ou
avec un linge, une compresse pour colmater rapidement
le saignement).
De nos jours l'acte sodomique doit être obligatoirement
pratiqué le pénis recouvert d'un préservatif
associé à un lubrifiant non gras.
Sommaire
Quantité et qualité sont individuelles.
Aucun médicament n'en modifie la quantité.
Provient des sécrétions prostatiques
auxquelles s'ajoute le produit emmagasiné dans
les vésicules séminales en dehors de
l'éjaculation. Goût et odeur variables
selon le régime alimentaire, sans signification.
Peut contenir accidentellement quelques filaments rougeâtres,
voire un peu de sang. Voyez votre médecin. Pas
de panique. Peut contenir aussi des microbes et des
virus, notamment celui de l'hépatite B et le
VIH.
Sommaire
Vulgairement nommée "vérole".
Maladie infectieuse qui, traitée, se guérit
complètement sans séquelle aucune, y
compris pour la possible descendance. N'immunise pas
(on peut l'attraper plusieurs fois). Pas de vaccination.
Contamination sexuelle (la contamination par le verre à dents
ou le siège des WC est un mythe). La fragilité du
microbe - le tréponème - implique, pour
qu'il puisse pénétrer dans l'organisme,
un contact de peau à peau ainsi qu'une fragilisation
de la peau (petite plaie par exemple)
Symptômes : petite plaie ronde, indolore, propre
ou petite blessure qui n'a rien d'inquiétant,
apparaissant là où le microbe a pénétré.
Cette plaie, appelée chancre, apparaît
en moyenne 15 à 20 jours après le contact
supposé contaminant et siège sur le sexe
(gland, sillon, frein, vulve, donc visible), à l'anus
(avec douleurs pouvant faire penser à une fissure,
un herpès, une crise hémorroïdaire),
dans la bouche, dans le rectum, dans le vagin, au col
de l'utérus (donc invisible). Cette microplaie
de quelques millimètres s'accompagne souvent
de ganglions à l'aine mais aussi dans tous les
territoires où il y a eu un chancre. Le chancre
persiste 2 à 4 semaines, puis disparaît
spontanément. La maladie n'en continue pas moins
son bonhomme de chemin et 6 à 8 semaines après
le contact sexuel contaminant apparaît une maladie
de peau : la roséole (taches rose pâle,
discrètes, sur le thorax, les avant-bras, sans
démangeaison, indolores; s'accompagne parfois
de maux de tête et de fatigue : c'est la période
secondaire, très contagieuse).
Examens sanguins : la syphilis déclenche des
réactions spéciales dans le sang. Ces
tests se nomment "TPHA VDRL" - anciennement "Bévé"=
BW, test d'immunofluorescence, FTA : ces 3 tests devenant
positifs après 15 - 20 jours de contamination
environ. Ainsi, on peut détecter la syphilis
sans pour autant présenter le moindre symptôme.
Traitement : les spécialistes s'accordent actuellement
pour utiliser la pénicilline en injections intramusculaires.
Certains traitent avec des antibiotiques par comprimés.
Le résultat est identique.
Savoir : même excellemment traitée et
totalement guérie, la syphilis peut laisser
dans le sang une sorte de trace de son passage, un
souvenir et certains tests demeurent à jamais
positifs. Il n'y a pas à s'inquiéter.
La surveillance est la tradition.
Donc avoir des tests sanguins
syphilitiques positifs signifie soit que vous avez
attrapé la syphilis,
soit que vous l'avez déjà eue. Seul votre
médecin saura interpréter ces résultats.
Sommaire
Contenus dans un sac (les bourses). Très sensibles à la
douleur. Entourés d'un liquide protecteur dont
la quantité peut augmenter - notamment avec
l'âge -, les bourses prenant de l'ampleur, provoquant
ce qu'on nomme hydrocèle. Banal sans conséquence
aucune, même sur le désir. En général
unilatéral ("gros testicule").
Des testicules partent des canaux qui véhiculent
les spermatozoïdes ; ces canaux, à leur
origine, se pelotonnent sur un pôle du testicule
formant l'épididyme. N'importe quel microbe
peut gagner l'épididyme, déclenchant
une épididymite (fièvre, douleurs, augmentation
de volume) qui est, la plupart du temps, une complication
d'une urétrite négligée ou passée
inaperçue (chlamydiae, voir ce mot) ou d'une
infection urinaire ou prostatique. Traitement antibiotique.
Guérison sans séquelle. Ces canaux sont
entourés de vaisseaux sanguins dont certains
peuvent se dilater formant des varices (=varicocèle,
plus ou moins douloureux, sensations de pesanteur.
Uni ou bilatéral. Parfois nécessité d'une
intervention chirurgicale).
Sur ces canaux peuvent se développer des kystes (= kystes du cordon, non douloureux, plus ou moins
justifiables de la chirurgie).
L'orchite est l'atteinte du testicule par un microbe
ou un virus. En général complication
d'une maladie (oreillons par exemple) ou d'une urétrite
insuffisamment traitée ou simplement négligée.
Ectopie testiculaire : normalement les testicules
sont descendus dans les bourses bien avant la puberté.
Pour des raisons anatomiques un testicule petit très
bien rester bloqué. L'intervention chirurgicale
est indispensable. Conséquence de l'ectopie:
possibilité de stérilité. Aucune
conséquence sur le désir.
Savoir : la puissance sexuelle n'est pas liée à la
taille des testicules. Les testicules ont une double
action : fabrication des spermatozoïdes et sécrétion
d'une partie des hormones mâles ; ces dernières
n'intervenant aucunement dans l'orientation sexuelle,
encore moins dans l'intensité du désir.
Au moment de l'ultime phase de l'excitation sexuelle,
les testicules remontent et se collent contre l'abdomen
: les bourses se contractent. Pas d'inquiétude,
c'est physiologique, donc normal.
Sommaire
Personne qui, pour un ensemble d'éléments
psycho-affectifs qui lui sont personnels et sont des
plus complexes à élucider, décide
volontairement d'adopter attitudes et comportements
de l'autre sexe et est amenée à modifier,
par la chirurgie et les traitements hormonaux, son
corps et son sexe génital.
Ne pas confondre avec travesti (= "travelo" :
adoption des habitudes vestimentaires, gestuelles et
sociales de l'autre sexe sans appel aux hormones ou à la
chirurgie).
Ne pas confondre non plus transformisme et transexualité.
Sommaire
Infection de l'urètre (canal conduisant les
urines hors de la vessie). Tout écoulement,
tout suintement à la verge, si minime soit-il,
doit attirer votre attention; "l'échauffement" est
un mythe, de même que "l'irritation".
Symptômes : de la mini-goutte matinale, translucide,
qui dure plusieurs semaines et qui est négligée, à l'écoulement
d'apparition brutale, salissant le slip ou le caleçon.
Picotements en urinant, brûlures, irritation
du méat urinaire.
Les microbes évoluant, les symptômes
des urétrites se modifient avec le temps. Transmise(s)
par contact sexuel quel qu'il soit (bouche, anus, verge,
vagin). Ce sont
•gonocoque (responsable de la classique "chaudepisse" -pus
verdâtre apparaissant 2-4 jours après
le contact sexuel. Traitement antibiotique approprié plusieurs
jours. Guérison rapide sans séquelle.
N'immunise pas).
•chlamydiae (voir ce mot).
•mycoplasmes
•trichomonas
•colibacilles, staphylocoques...
Un conseil : devant le moindre écoulement ne
prenez pas n'importe quel médicament avant de
consulter votre médecin : le produit peut masquer
et décapiter la maladie. Nécessité également
d'examens de laboratoire pour identifier le (ou les)
microbe(s).
Sommaire
Certaines vaccinations sont obligatoires, d'autres
conseillées. Seul votre médecin traitant
qui connaît votre histoire et ses incidents saura
vous guider efficacement, y compris pour la vaccination
antigrippale. N'attendez pas la dernière minute
pour apprendre que certaines vaccinations sont obligatoires
pour vous rendre dans certains pays. Le but du vaccin
est de prévenir et il faut du temps entre vaccination
et efficacité. Même chose pour le vaccin
antigrippal qu'il est préférable de faire
dès que le vaccin nouveau est mis en vente (informations
auprès de votre pharmacien). Si vous devez voyager,
renseignez-vous auprès de votre agence de voyages.
Les formulaires de vaccinations doivent être
du modèle international (= carnet de vaccinations).
Votre médecin personnel n'est pas habilité à pratiquer
les vaccinations contre la fièvre jaune et le
choléra qui sont faites dans des services hospitaliers
spécialisés (en province: dans un service
hospitalier spécialisé dans les maladies
tropicales ; à Paris : Centre de vaccinations
internationales de l'Institut Pasteur, 209 rue de Vaugirard,
Paris 15ème. Tous les jours de 9h à17h
et samedi jusqu'à 11h30).La validité du
vaccin est de 10 ans pour la fièvre jaune et
de 6 mois pour le choléra.
Attention: certaines vaccinations sont déconseillées,
voire contre-indiquées chez les séropositifs
(fièvre jaune, choléra, BCG typhus).
Consultez votre médecin.
Sommaire
Voir "CRÊTES DE COQ".
Sommaire
Dénomination française du virus responsable
de l'Immunodéficience Humaine (= HIV en langage
international). Se trouve dans le sang, le sperme,
le liquide pré-éjaculatoire et les différentes
sécrétions humaines à des concentrations
variables. S'attaque avec prédilection à des
lignées de globules blancs (essentiellement
les lymphocytes CD4 mais aussi aux macrophages) qui
ont un rôle de premier plan dans le système
de défenses de l'organisme.
Deux types de virus
•VIH 1 : responsable de la majorité des cas à travers
le monde.
•VIH 2 : moins fréquent. Présent surtout en Afrique de l'Ouest.
Modes de contaminat |